Lecture / Ecriture
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Demeure en la demande de Jacques Vandenschrick

Jacques Vandenschrick
  Demeure en la demande
  Pour quelques désarmés

Demeure en la demande - Jacques Vandenschrick

Coup de foudre poétique
Note :

   Depuis quelques mois, presque toutes mes plus belles émotions poétiques m'ont été données par des auteurs qui m'étaient déjà peu ou prou familiers. Werner Lambersy, Philippe Jaccottet, Henry Bauchau m'ont procuré de belles heures de lecture, mais où manquait le bonheur de la découverte, de la rencontre d'une nouvelle voix... Du moins, c'était vrai jusqu'au soir de Noël et au moment où j'ai découvert au pied du sapin un mince volume à la couverture d'un beau vert profond, sobre et élégante, portant tout simplement imprimé en noir le titre, le nom de l'auteur et celui de l'éditeur - Cheyne. Un mince volume d'une cinquantaine de pages imprimées sur un beau papier ivoire, légèrement texturé, semblable à celui souvent employé par les éditions Actes Sud.
   
   L'objet, donc, était séduisant. Et les quarante poèmes composant ce recueil de Jacques Vandenschrick (un auteur que je ne connaissais pas du tout, et dont je sais à présent qu'il est né à Bruxelles en 1943, et qu'il a effectué des études de Lettres, avec à la clé une thèse sur O.V. de L. Milosz...) étaient plus séduisants encore. Quarante textes courts: le plus souvent une dizaine de vers, jamais plus d'une page. Quarante textes qui s'inscrivent dans l'ombre discrète du "Cantique des Cantiques" et de la silhouette de la Sulamite, errant à la recherche de son bien-aimé. Quarante évocations sensibles et pudiques du chagrin et de la mémoire, du manque, du rêve et de l'espoir. Quarante textes éloquents sans un mot inutile.
   
   Emerveillement.
   
   Je n'en dirai pas plus ici, mais terminerai en vous livrant un court extrait de ce très beau recueil...
   
   
   Extrait (p.28):
   
   Demeure en la demande.
   Même si nul n'aperçoit plus
   Les mots tracés
   Au creux de tes deux mains.
   Même si tout manque à ton chant.
   Car le vent ravageur
   Et les nuages et le ciel vide
   Diront toujours qu'un règne appelle,
   Inconsolable.
   
   
   
   

critique par Fée Carabine




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