Lecture / Ecriture
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Journal d’un oiseau de nuit de Jay McInerney

Jay McInerney
  Journal d’un oiseau de nuit
  Moi tout craché
  La belle vie
  Trente ans et des poussières

Jay McInerney est le nom de plume de John Barrett McInerney, écrivain américain né en 1955 dans le Connecticut.

Journal d’un oiseau de nuit - Jay McInerney

Le courant n’est pas passé?
Note :

   Le début n’est pas lumineux, mais cela tient la route. Puis j’ai eu l’impression que l’auteur commence son livre dans la clarté, puis fait le milieu en s’éclairant à la bougie et qu’il termine l’écriture le jour de la panne d’électricité géante de New-York. Et que son inspiration suit le même rythme!
   
   Encore une fois la 4ème de couverture parle de livre culte (inculte?) et fait la comparaison facile avec Bret Easton Ellis!
   
   Un homme abandonné par sa femme, et viré de son boulot, errant ; plein de dope et d’ennui ; dans sa vie et dans les nuits new-yorkaises. Et c’est parti pour un nulle part qui heureusement arrive vite (180 pages). Tout cela semble vain et on ne s’apitoie même pas sur son sort. Malgré un final ou un soupçon d’humanité se fait jour, (mais cela ne dure pas), une déception ! Les " Bright Lights " ne m’ont pas ébloui.
   Quelques phrases tout de même :
   -Ton âme n’est pas en meilleur état que ton appartement.
   Et avant d’avoir fait un peu de ménage, tu ne tiens pas à y inviter qui que ce soit.
   
   -Tu aurais voulu être Dylan Thomas sans la bedaine, Scott Fitgerald sans la fêlure.
   
   -Au-delà de la 42ème Rue, les femmes se déshabillent ; en deçà, elles s’habillent.
   
   -Les cheveux d’une nuance indécise, hésitant entre le cuivre et l’or.
   Tu ne saurais en dire plus dans cette pénombre.

   
   Titre original : Bright Lights, Big City
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critique par Eireann Yvon




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Bright Lights, Big City
Note :

   Pourquoi n’avoir pas traduit le titre de ce roman (pour la première édition française), mystère? Peut-être pour attirer le chaland avec un titre qui donne l’impression de se démarquer de la foule ne comprenant pas la signification potentielle de ces quatre mots… Passons.
   
   Ce roman constitue la première publication de l’auteur, en 1984, et rencontra un vif succès dans la jeune génération américaine. Vraisemblablement car il en décrit de façon assez saisissante les composantes excessives et festives. Une vie professionnelle terne que l’on supporte en se réfugiant à corps perdu dans la cocaïne, d’abord un peu, puis de plus en plus en augmentant les lignes. Histoire de s’abrutir, de trouver à tout prix l’excitation payée à prix d’or. Puis, pris dans les fêtes nocturnes, l’alcool, les tranquillisants et le sexe car tout est histoire de séduction, pour se rassurer, pour s’illusionner.
   
   A ce jeu là, le personnage principal de ce roman, jeune correcteur dans un journal new-yorkais, finira par perdre sa femme, mannequin vedette, sa santé, son job et surtout, son âme. Un jeu qui n’en vaut pas la chandelle.
   
   Au plan littéraire, le roman ne présente aucun intérêt particulier en dehors d’une propension humoristique issue d’une bonne pratique de l’understatement.
   
   A part cela, le style est hyper-journalistique, sans saveur particulière et certains chapitres sont carrément bâclés voire ratés. Au bout du compte, vous aurez sans doute tout oublié du bouquin quelques heures après l’avoir refermé.
   
   Bref, un livre qui marqua sa génération, un livre mode et comme tel, un livre qui tombe à plat presque vingt ans plus tard.

critique par Cetalir




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