Lecture / Ecriture
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Le livre des théophanies de Jonas Lenn

Jonas Lenn
  Le livre des théophanies

Le livre des théophanies - Jonas Lenn

Le bout des doigts picote
Note :

   " Théophanies.
   Le livre s'ouvre, et les hommes découvrent Dieu, et les dieux découvrent l'homme. Quoi de plus normal: le livre a toujours tenu une place de choix quand il s'agissait de rapprocher divin et humain. Et qui mieux qu'un auteur pour arbitrer cette rencontre.
   Au fil des textes qui composent ce recueil, laissez-vous guider par son créateur omnipotent. Sous les traits d'hommes, sous les traits de dieux, il y pliera la réalité pour qu'elle se glisse dans les empires virtuels, qu'elle se confonde dans les contrées oniriques.
   Huit nouvelles en forme de révélations où l'acte littéraire devient une manifestation du divin ô combien humaine !"

   
   Vous admettrez que c'est alléchant. Le bout des doigts picote, on a envie de feuilleter histoire de voir si le contenu est aussi bon que ce que laisse augurer la quatrième de couverture, de picorer dans les nouvelles. A raison puisque, je peux le dire en connaissance de cause, c'est aussi bon que ce que laisse augurer la quatrième de couverture.
   
   Huit nouvelles donc, dont quatre inédites, qui parlent de mythologie, qui jouent avec les mythes et les mêlent à la science-fiction, à la fantasy, au fantastique... Chaque nouvelle a une atmosphère qui lui est propre, mais toutes dégagent une poésie empreinte de violence et de souffrance. Il y a de multiples thèmes qui sont abordés dans ces nouvelles, mais les plus importants sont à mon sens l'identité et l'acte créateur. La question de l'identité, on la trouve dans l'heure du maître, à travers une histoire d'amour et d'esclavage, dans Les Elytres du temps où un enfant shuilong élevé par des humains part à la découverte de son peuple, dans Ariane à Naxos. La question de l'acte créateur et de la responsabilité du créateur traverse La leçon de ténèbre, Le maître de céramique...
   
    La plume de Jonas Lenn, sa manière d'amener presque sur la pointe des pieds la magie, la technologie donnent à ses textes une grande force. D'ailleurs, j'aimerais développer plus, mais j'ai bien peur de spoiler et de gâcher le plaisir de la découverte!
   
   En tout cas j'ai parfois souri, parfois frémi, parfois eu le coeur serré, mais jamais je ne me suis ennuyée. Je recommande fortement le voyage! C'est une bonne manière de découvrir les mauvais genres pour ceux qui n'en sont pas familiers, et une lecture très agréable pour ceux qui le sont!
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critique par Chiffonnette




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Technologie!
Note :

   J’ai choisi "Le Livre des Théophanies" de Jonas Lenn, essentiellement pour cette phrase en quatrième de couverture: « Huit nouvelles en forme de révélations où l’acte littéraire devient une manifestation du divin ô combien humaine! »
   
   Pour être honnête, j’ai peu apprécié ce recueil qui ne me correspond pas, ne me parle pas – j’aurais dû le voir plus tôt.
   
   J’ai été d’abord intriguée par la diversité des univers au sein de chacune de ces nouvelles qui croisent des figures classiques de la mythologie et des thématiques beaucoup plus modernes, comme la technologie (assistance médicale, bases où une technologie de pointe permet d’observer une population méconnue, impuissance face à une épidémie, etc.) Autant de nouvelles aux allures de conte qui m’auraient très certainement séduite lorsque j’étais adolescente et éprouvais beaucoup d’intérêt pour ces sujets.
   
   Ce livre n’était pas fait pour moi ou, plutôt, je n’étais pas faite pour lui. La plupart des aspects technologiques m’ont rebutée, ce qui ne m’étonne pas car je n’arrive pas à lire des romans de science-fiction «hard» - ce qui n’est sûrement pas le terme consacré. Dès que des machines, des vaisseaux ou des maladies plus ou moins futuristes sont en jeu, mon intérêt a tendance à retomber rapidement. Je n’ai pas non plus été totalement conquise par l’écriture, que j’ai trouvée tantôt agréable et imagée, tantôt un brin scolaire. Cela dit, l’histoire m’aurait emportée, je n’aurais sûrement rien eu à objecter aux tournures de phrase. Je crois simplement que, m’ennuyant un peu, j’ai fini par prêter attention à des petits détails sans grande importance – car l’écriture n’est pas du tout désagréable.
   
   Beaucoup d’entre vous devraient pourtant apprécier le mélange d’influences, la variété des sujets et l’univers très onirique frôlant le cauchemardesque.

critique par Lou




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