Lecture / Ecriture
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La maison de poupée de Katherine Mansfield

Katherine Mansfield
  Mariage à la Mode
  La maison de poupée
  La garden-party

Katherine Mansfield est une écrivaine et poétesse néo-zélandaise, née en 1888 et décédée (tuberculose) en 1923.

La maison de poupée - Katherine Mansfield

Solitude et cruauté
Note :

   La note provient de la moyenne entre les histoires et l'écriture 5, et la brièveté du livre 3.
   Recueil de 3 nouvelles et de 36 pages, mais c'est un grand livre.
   La première nouvelle, "Miss Brill", est parue en 1922; c'est l'histoire d'une dame solitaire, un dimanche. Miss Brill met son collet de fourrure pour aller écouter de la musique au kiosque. Elle y va aussi et surtout pour écouter. Les couples, voisins de banc qui parlent, lui semblent de la famille; elle se sent moins seule et presque importante. Mais la jeunesse est cruelle, ce dimanche, Miss Brill va entendre ce qu'il ne fallait pas!
   
   Les deux dernières nouvelles de ce livre seront publiées à titre posthume en 1923.
   "La maison de poupées" concerne l'exclusion dans le monde de l'enfance, avec la description de l'habillement des enfants d'une famille pauvre, formé d'une vieille nappe, des morceaux de rideau, de vieux chapeaux. Et la méchanceté du reste de la classe.
   
   "Le canari" est mort, sa maîtresse lui tresse des louanges, même pour les canaris, les morts furent tous, durant leur vie, exemplaires. Mais dans ses éloges se glisse une détresse doublée d'une bonne dose d'égoïsme. Sans parler d'un ridicule qui le fait surnommé "L'épouvantail à moineaux".
   
   Une très belle écriture, légère et empreinte d'une grande humanité, mais d'une lucidité envers ce monde cruel.
   
   Des descriptions ciselées et imagées:
   -L'air était tranquille, mais comme on ouvrait la bouche, on sentait tout de même que s'y engouffrait un petit vent frais, et cela faisait penser à la sensation éprouvée avant de boire un verre d'eau glacée.

   Extraits :
   - Ils se taisaient. C'était décevant, car Miss Brill guettait les conversations avec fébrilité.
   
   - Comme elle aimait à être assise et à observer! C'était comme au théâtre. - C'était exactement comme au théâtre. Qui aurait pu penser que le ciel en arrière-plan n'était pas en carton-pâte?
   
   - Les frontières doivent cependant être tracées quelque part. Elles s'arrêteraient aux Kelvey.
   
   - C'était donc la progéniture d'une blanchisseuse et d'un gibier de potence. Jolie compagnie pour d'autres enfants.
   
   - De toute façon même sans ces vêtements, Else eût semblée étrange.
   
   - Je me suis surpris à dire "Te voici mon petit" exactement comme à l'étoile au-dessus du gommier. A compter de cet instant, il m'appartient.
   
   - N'est-il pas surprenant qu'en dépit de leur douceur et de légèreté, il n'était dans ces chants question que de tristesse.

critique par Eireann Yvon




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