Lecture / Ecriture
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Alves & Cie de José Maria Eça de Queiroz

José Maria Eça de Queiroz
  Le Crime du Padre Amaro
  Alves & Cie
  Les Maia
  202 Champs Elysées

Né en 1845 est présenté comme le Flaubert portugais, Borges le tenait comme «l’un des plus grands écrivains de tous les temps» Adversaire du romantisme, il est l'initiateur du réalisme littéraire au Portugal.

Consul à Paris à partir de 1888 il y meurt en 1900.

Ses principaux romans:
"Le crime de Padre Amaro", "Les Maia", "La Tragédie de la rue des fleurs" et "202, Champs Elysées"

Alves & Cie - José Maria Eça de Queiroz

Humour féroce
Note :

   Aujourd’hui Godofredo da Conceição est heureux, juste un léger contre temps car Machado son associé s’est absenté de façon impromptue mais rien de grave, Lisbonne resplendit sous le soleil et il a trouvé un ravissant bracelet (et pas cher du tout) pour Lulu sa femme chérie. Il décide de lui faire une surprise pour fêter leur anniversaire de mariage et il rentre chez lui plus tôt que prévu... pour trouver Ludovina dans les bras du jeune Machado.
   Godofredo fait preuve d’une autorité sans faille, renvoie sa femme chez son père et décide de laver l’affront dans le sang.
   Mais.. .il est peut-être bon de réfléchir avant de prendre des décisions aussi risquées... Le drame romantique tourne à la farce.
   
   Le roman se situe à la fin du XIXe siècle dans la bourgeoisie aisée et Eça de Queiroz s’en donne à coeur joie pour fustiger la bêtise, la lâcheté et l’hypocrisie d’une bourgeoisie très attachée aux conventions.
   
   Traitées avec un humour féroce les péripéties du roman sont drôles et les quelques pages des réflexions du pauvre Godofredo sur l’opportunité de se battre, du choix de l’arme, ou d’une solution moins risquée, sont savoureuses.
   
   Ce roman publié après la mort de l’écrivain n’est pas le plus connu ni le plus important mais il permet d’entrer dans l’oeuvre du grand romancier portugais de façon plaisante.
   
   Grand amoureux de la France Eça de Queiroz disait «Mes romans sont français comme moi en presque tout, sauf un fond sincère de tristesse lyrique, un goût dépravé pour le fado et le juste amour de la morue.» Pourtant à la condamnation de Dreyfus il avouait avoir perdu son «vieil amour latin pour la France».

critique par Dominique




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