Lecture / Ecriture
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Garden Of Love de Marcus Malte   

Marcus Malte
  Carnage, constellation
  Garden Of Love
  Intérieur Nord
  Toute la nuit devant nous

Garden Of Love - Marcus Malte

Petites rencontres entre ennemis
Note :

   Une prostituée reçoit quatre hommes et croit les soumettre en se soumettant elle-même; le texte s’adresse ironiquement à «toi», aussi dénommé «monsieur Astrid» et prétend savoir ce que pense le destinataire ainsi que la fille.
   
    Monsieur Astrid, Alexandre, prend la parole à son tour en tant que commissaire ex-alcoolo, lisant ce manuscrit qui lui est adressé, non sans revivre son passé maintenant caduc avec Hélène et les enfants.
   
   Sur une plage, un certain Matthieu revoit Ariel son ennemi, et s’effraye de cette rencontre clairement menaçante pour sa famille.
   
    Alexandre poursuit un assassin depuis des lustres, un assassin pour lequel il nourrit des sentiments ambigus.
   
   Quelles sont les relations entre ces différentes narrations? Qui parle et à qui? Le récit du Marcus de Malte se présente astucieusement déstructuré, pour nous entraîner dans plusieurs romans familiaux tragiques, sur le thème du double.
   
    Avec une écriture élégante, classique, agréable, on se laisse tenter et on ne lâche pas prise malgré quelques scènes d’un voyeurisme affligeant comme celle du professeur et de la bouteille de Perrier qu’il est préférable de passer.
    ↓

critique par Jehanne




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Palais des glaces
Note :

    Résumé
   
   "Troublant, diabolique, même, ce manuscrit qu'Alexandre Astrid reçoit par la poste. Le titre: Garden of love. L'auteur: anonyme. Une provocation pour ce flic sur la touche, à la dérive, mais pas idiot pour autant. Loin de là. Il comprend vite qu'il s'agit de sa propre vie. Dévoilée. Dévoyée. Détruite. Voilà soudain Astrid renvoyé à ses plus douloureux et violents vertiges. Car l'auteur du texte brouille les pistes. Avec tant de perversion que s'ouvre un subtil jeu de manipulations, de peurs et de pleurs."

   
   
   Commentaire
   

   So I turn'd to the Garden of Love,
   That so many sweet flowers bore,
   And I saw it was filled with graves,
   And tomb-stones where flowers should be.
   
   Ce poème de Shelley - du moins ses deux premiers vers - est le titre d'un manuscrit. Un manuscrit qu'Alexandre Astrid reçoit chez lui et qui va l'amener à revivre des heures qu'il aurait préféré oublier. Alexandre, qui ne vit presque plus suite à des événements dramatiques qui l'ont laissé sans force. Alexandre qui n'a pas le courage de mourir. 
   
   Ce roman a été pour moi un gros coup de cœur. D'abord parce que dès les premières lignes, j'ai été happée par l'écriture et par l'histoire. Une fois ouvert, on aurait dit que ce livre ne voulait pas se laisser refermer. Les mots sont précis et m'ont entourée d'une ambiance glaçante à souhait, entre une maison sur la falaise et un café des Temps perdus. Le style est haché mais s'adapte très bien au récit. Il fait son effet. Dans ce roman, il y a tout de même peu de déferlement d'hémoglobine. Et le rythme est lent... lent... oppressant. Mais je m'y suis laissée prendre et j'ai carrément dévoré le bouquin. 
   
   On dit sur le quatrième de couverture que nous nous trouvons dans un palais des glaces... et c'est tout à fait ça. Le jeu des miroirs m'a carrément happée et je voyais des reflets tronqués et déformés partout. Qui est "je"? Qui est "il"? Qui est "tu"? Et on met un long moment à comprendre d'où proviennent les fragments que nous apercevons. Quelle est la réalité, quel est le reflet? J'ai été un moment complètement mystifiée mais je me disais que bon, on allait finir par savoir. Et on sait. Mais bon... non plus, on sait pas. Du moins, je ne sais pas... 
   
   Les personnages sont tous un peu tordus, tous torturés. Le personnage d'Ariel, aussi sombre qu'il soit, m'a fascinée (j'ai un faible pour les personnages complètement désaxés mais "charismatiques") mais j'ai trouvé une certaine profondeur à chacun d'entre eux. Que se passe-t-il exactement avec Florence, Matthieu, Ariel, Léna, Nathan, Maria, Jona et Édouard? Il n'y a rien de clair ici. Tout est perception. Tout est image. À certains moments, on ne sait plus trop exactement où est la folie. Où est la réalité et où est la fiction. Où est passé ce temps, qui n'arrive pas à passer...
   
   Je ne suis pas claire? Normal, je ne veux pas l'être non plus. Je préfère laisser planer le mystère plutôt que de me livrerà une grande analyse. D'ailleurs, il y a des éléments que je n'arrive pas encore très bien à assembler... je vais retourner y réfléchir après avoir rédigé mon billet... mais bon, je ne suis pas certaine que j'y arriverai.  
   
   Je sais qu'il y a des avis très variés au sujet de ce roman mais pour ma part, j'ai définitivement adoré!! Et je vais certainement tenter de trouver autre chose de l'auteur!

critique par Karine




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