Lecture / Ecriture
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Les corbeaux brûlés de Eric Allard

Eric Allard
  Les corbeaux brûlés
  Penchants retors

Les corbeaux brûlés - Eric Allard

En quatre époques
Note :

   Le 27 septembre 2005, sous pseudo, un dénommé Kinbote, publiait sur le net ce qu’il qualifiait de «5 petits textes écrits préalablement et qui font partie d’une "série" ». Il avait intitulé le tout «Les corbeaux brûlés» et ça faisait partie d’un exercice dont le thème était: «Eros».
   
   Un extrait:
   «LA VOIE LACTÉE
   Ton corps nu soulage la nuit. J’introduis le bleu dans tes fentes, là où les chairs coupées fleurent le brome et le jasmin. Tes parois de neige retiennent les comètes à distance des langues de feu. Tout glisse dans cet antre humide, tout foisonne. Les particules d’étoiles se couvrent de dorure. Tu couves sous les aisselles des nids de terre parfumée. Avec des brindilles de lait tu fais un jeu de marelles. Paradis du dire, enfer délectable du geste. J’ai dans chaque main une bouche qui ne demande qu’à parler.”

   
   Et j’avais commenté à l’époque: “Et moi j'ai du mal Kinbote. Trop désincarné, trop ...poétique (?), faisant appel à une abstraction qui m'échappe. Sorry!”
   
   Aujourd’hui, c’est un recueil complet que ces “Corbeaux brûlés”. Un recueil de poésie, de poésie en prose. Poésie? Ode à la femme plutôt. Au désir, à l’amour …, à Eros!
   
   En écho au titre, ces corbeaux qui sont brûlés – ou qui se sont brûlés ?- le recueil est divisé en quatre sections:
   Braises - Flammes - Brûlures - Cendres et fumées.
   
   L’écriture est belle, surprend à chaque coin de phrase, mais je reste néanmoins sur mon impression de 2005 ; trop poétique à mon goût, trop désincarné, abstraction …
   Reste l’émotion d’avoir, quelque part, assisté à la naissance d’un recueil, un camarade, pas rencontré encore mais ça se fera un jour. On en parle depuis trop longtemps!
   
   A ceux qui n’ont pas peur de l’aventure des mots, des images qui seraient surexposées, des sentiments même pas encore inventés… de la poésie quoi, ces «corbeaux brûlés» sont réservés.

critique par Tistou




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