Lecture / Ecriture
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Ferrements et autres poèmes de Aimé Césaire

Aimé Césaire
  Ferrements et autres poèmes
  Cahier d’un retour au pays natal
  Le Discours sur le colonialisme

Aimé Césaire, de son nom complet Aimé Fernand David Césaire, né le 26 juin 1913 à Basse-Pointe (Martinique) et mort le 17 avril 2008 à Fort-de-France[1], est un poète et homme politique français. Il a été l'un des fondateurs du mouvement littéraire de la négritude et un anticolonialiste résolu. (Wikipedia)

* Vous trouverez sur ce site la fiche de l'ouvrage que David Alliot lui a consacré:
"Aimé Césaire, Le nègre universel "

Ferrements et autres poèmes - Aimé Césaire

Les fleurs noires du mal
Note :

   La poésie d'Aimé Césaire n'est pas facile à lire. Elle est faite de viscères, de mal, de coup de couteau solaire dans le dos, de crocs et de vampires, de fantômes, de lynch et de serpents. Toute cette atmosphère à la fois délétère et morbide, mais qui, du plus profond d'une humanité nouée avec la nature implacable, recèle des horizons et des lueurs d'espoirs.
   
   Mais "Ferrements" ne se limite pas seulement à une sombre parcelle de l'histoire de l'humanité - l'esclavage, ce n'est un secret pour personne. Le recueil délivre également un profond message pour l'engagement, la lutte contre cette face ténébreuse de la société colonialiste. Car, au travers des mots, le lecteur ébahi ressent la puissance, la force qui motive le poète, cet élan d'écriture si vital pour la survie de son être. Oh, quelle puissance dans le choix des symboles! C'en est parfois déroutant, tourmentant. Même cette nature omniprésente ne peut pas nous soulager du poids de la faute de nos ancêtres. Césaire accuse, mais il le fait noblement, il le fait avec dignité et rage, avec la sagesse d'un démon.
   
   
   Parmi les grands poètes du XXème
   
   En tombant sur "Soleil cou coupé", j'ai fait le parallèle avec deux autres poètes. D'une part avec Ghérasim Luca que j'ai lu récemment et dont le style pouvait laisser penser qu'il aurait pu écrire un tel enchaînement mythique, mais il est arrivé trop tard ou même a-t-il été inspiré par tous ses prédécesseurs pour développer son style si puissant. D'autre part, même si je n'ai pas immédiatement réussi à mettre un nom sur ce qui me semblait être l'oeuvre d'un autre, j'ai finalement retrouvé la présence de Guillaume Apollinaire dont Aimé Césaire poursuivait le sillon. Soleil cou coupé est tout simplement le dernier vers du poème "Zone" du recueil "Alcools" du poète.
   
   Aimé Césaire est certainement dans la lignée de Saint John Perse. Il en a l'étoffe, notamment biographique (très important chez les poètes finalement). Malgré ce talent, son art me touche moins que celui du maître, même si les similitudes sont grandes. Peut-être que les abîmes dans lesquelles Césaire m'entraîne me paraissent terriblement vertigineuses...

critique par Julien




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