Lecture / Ecriture
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Pierre qui roule de Donald Westlake

Donald Westlake
  Au pire, qu'est-ce qu'on risque ?
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  Kahawa
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  Un jumeau singulier
  Mort de trouille
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  Jimmy the Kid
  Pierre qui roule
  Aztèques dansants
  Surveille tes arrières!
  Mémoire morte
  Envoyez les couleurs

Ecrivain américain auteur d'une centaine d'ouvrages, policiers pour la plupart.
Il est né à New York en 1933 et est mort d'une crise cardiaque au Mexique le dernier jour de 2008.
Il a publié sous presque une vingtaine de pseudonymes, dont Richard Stark.

Pierre qui roule - Donald Westlake

♫Like a rolling stone ♪ ♪
Note :

   John Dortmunder sort de prison. Pour fêter sa liberté retrouvée, son vieil ami Kelp lui propose un coup magistral: le vol d’une émeraude d’une grande valeur, enjeu diplomatique entre deux pays pauvres d’Afrique. Pour monter ce vol, Dortmunder réunit une équipe de professionnels autour de lui: Murch le conducteur, Chefwick le spécialiste des serrures et Greenwood. Mais, si la conception du vol du bijou est excellente, son exécution pose plus de problèmes. Et à chaque fois que la pierre semble à portée de main, les imprévus se succèdent pour Dortmunder et sa bande, qui finissent par penser que ce caillou est maudit…
   
   C’est ma première rencontre avec Westlake et son héros cambrioleur Dortmunder, et l’aspect le plus remarquable du roman est l’humour avec lequel Westlake raconte cette histoire. Ce qui n’est tout de même pas évident de prime abord: une affaire de cambriolage, avec des voleurs aguerris,… Mais Westlake raconte et présente cette magouille de telle manière qu’il est impossible de ne pas sourire.
   
   Cela démarre très fort, quand ils réfléchissent aux coéquipiers qui pourraient les accompagner. Plusieurs sont indisponibles: l’un a libéré un lion de sa cage dans un zoo, l’autre a percuté un avion,… Et les moyens qu’ils trouvent pour mettre l’émeraude à l’abri sont aussi très peu académiques…
   
   Les dialogues sont également assez savoureux. Les cinq comparses sont tellement obnubilés par la pierre et l’argent qu’elle va leur rapporter qu’ils en oublient leur raison. Ainsi, lorsque Kelp parle au chien et que Dortmunder croit que c’est à lui qu’il s’adresse, cela donne lieu à une scène absurde et très drôle.
   
   Sur l’histoire en elle-même, on assiste à quatre ou cinq cambriolages, évasions, effraction pour au final ne récupérer qu’une pierre. Mais l’ensemble est tellement bien décrit, qu’on se demande jusqu’pù iront ces cinq là pour empocher le magot. Face à eux, il y a le major Iko et ses gardes du corps, qui manipulent nos cambrioleurs chevronnés, mais qui paraissent ici des débutants.
   
   Bref, voilà un roman policier, entre guillemets, qui joue pleinement la carte de l’humour, et qui réussit fort bien ce pour quoi il est écrit. Vraiment un moment très agréable en compagnie de ces bras pas si cassés que cela!
   
   A noter la très tentante couverture du livre, avec Robert Redford!
   
   PS : Sans parler du film, une version en bande dessinée est aussi parue chez Casterman avec les dessins de Lax.

critique par Yohan




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