Lecture / Ecriture
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Le remplaçant de Agnès Desarthe

Agnès Desarthe
  Mangez-moi
  Le principe de Frédelle.
  Le remplaçant
  Dès 09 ans: Dur de dur
  Un secret sans importance
  Dès 06 ans: Les frères chats
  Cinq photos de ma femme
  Dans la nuit brune
  Une partie de chasse
  Ce qui est arrivé aux Kempinski
  Ce cœur changeant
  V.W. (Le mélange des genres)

Agnès Desarthe est une auteure française de livres pour adultes et pour enfants, née à Paris en 1966 à Paris.


* Citations dans la rubrique "Ce qu'ils en ont dit"

Le remplaçant - Agnès Desarthe

Pas facile de prendre la place d’un autre!
Note :

   "Leur union n'était pas fondée sur l'amour ou le désir, mais sur un sentiment plus doux, et peut-être plus durable: l'amitié"
   
   Le grand père d'Agnès est en fait un remplaçant, un homme que sa grand mère a épousé après la mort de son père. Si cette guerre ne l'avait pas privé d'une descendance, il aurait surement eu des enfants. Oui mais voilà la guerre lui fit perdre sa femme et se remarier avec celle du couple d'amis qu'il fréquentait à l'époque. Les deux veufs ne firent plus qu’un et Agnès se retrouva avec un grand père qui n'était pas le sien !
   
   Déstabilisée par la minceur du livre, je l'ai ouvert sans conviction. Il se révélera être une agréable surprise. Certes ce n'est pas un chef d'œuvre mais il se lit bien et pose des questions qui m'ont interpellée. Plus un récit qu'un roman, il fait le portrait d'un homme attachant, mais auquel bien peu de gens prêtent attention. Les remplaçants sont en effet souvent mal aimés et vite oubliés. Il est difficile de se faire une place quand on prend celle de quelqu'un d'autre.
   
   J'ai aimé aussi les réflexions sur le monde de l'enfance, pleines de justesse, sur ces gens qui ont eu "des parents avant eux", c'est-à-dire des gens dont ils ont hérité, et qui leur ont permis une vie confortable sans qu'ils s'en rendent toujours compte. Un livre qui aborde les thèmes de la transmission, et de la vieillesse aussi à travers le portrait de ce grand père en fin de vie.
   
   S'y superpose celui tout aussi intéressant de l’homme qui a dirigé l'orphelinat du ghetto de Varsovie et s'est occupé ainsi d'enfants qui n'étaient pas les siens. Un regard sur la guerre et ses drames.
   
   "Les enfants sont forcément ingrats. C'est important qu'ils le soient. C'est naturel et souhaitable. On s'en console, sans s'en rendre compte, en songeant qu'à travers eux nous subsistons."

critique par Clochette




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