Lecture / Ecriture
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Une mort esthétique de Phyllis Dorothy James

Phyllis Dorothy James
  Péché originel
  La salle des meurtres
  Le phare
  A visage couvert
  Une mort esthétique
  La Meurtrière
  La Mort s'invite à Pemberley

Ecrivaine de romans policiers née en 1920 à Oxford.
D'abord femme au foyer puis, son mari étant gravement malade, obligée de travailler pour élever ses enfants, elle ne présente son 1er roman qu'après 40 ans.
Sacrée nouvelle reine du crime, elle est aujourd'hui lauréate du Silver Dagar Award, ainsi que, en France, du grand prix de littérature policière (en 1988).
P.D.James est devenue baronne (elle a été anoblie par la reine en 1990), membre éminent des auteurs britanniques et de la chambre des Lords.

Une mort esthétique - Phyllis Dorothy James

Elégance
Note :

   Adam Dalgliesh malgré des années passées au service de PD James, est toujours fringant et plus jeune que jamais, sans doute un avantage de la littérature!
   Ce nouvel opus de la plus british des auteurs de polar est de bonne facture même si ce n’est pas la meilleure de ses enquêtes.
   
   Rhoda Gradwyn, journaliste d’investigation qui s’est fait de nombreux ennemis en raison d’une plume trempée dans le vitriol, est dans la salle d’attente d’un chirurgien plasticien célèbre pour faire disparaître de son visage une vilaine cicatrice.
   Le docteur Chandler-Powell lui propose de l’opérer dans son château transformé en clinique haut de gamme. Intervention délicate certes mais des soins prévenants sont promis et un séjour dans l’un des plus beaux manoirs du Dorset.
   Pourtant lorsqu’elle est retrouvée étranglée dans son lit, alors que l’opération a été un succès, chacun devine que ce sont des suites opératoires tout à fait anormales.
   
   Voilà Adam Dalgliesh et ses deux fidèles lieutenants, Kate Miskin et Francis Benton, à l’oeuvre. Tous les membres de l’équipe médicale seront suspectés, mais d’autres personnes pouvaient souhaiter la disparition de Rhoda.
   
   Les péripéties ne manquent pas mais ce qui fait la marque de PD James c’est son habileté à peindre des personnages, à créer une atmosphère.
   Elle détient l’art de nous faire interroger sur les destins de ses personnages et sur les limites parfois subtiles entre innocence et culpabilité.
   
   Retrouver PD James est toujours un plaisir, son style est élégant, elle a l’art de vous mettre en condition, et même si je plaisante sur l’âge de Dalgliesh je suis toujours ravie de le retrouver. Elle aime les lieux pittoresques et celui de Cheverell Manor et ses pierres hantées par une sorcière de déroge pas à la règle. Préparez vous une bonne tasse de thé, quelques sandwiches aux anchois et en avant.
   
   Pour vous mettre en appétit et sans trahir le suspens, le premier paragraphe de livre:
   «Le 21 novembre, jour de ses quarante-sept ans, trois semaines et deux jours avant son assassinat, Rhoda Gradwyn se rendit à son premier rendez-vous avec son spécialiste de chirurgie esthétique. Ce fut là, dans un cabinet médical de Harley Street destiné, semblait-il, à inspirer confiance et à dissiper toute appréhension, qu’elle prit la décision qui allait inexorablement conduire à sa mort.»

critique par Dominique




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