Lecture / Ecriture
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Quo Vadis, Baby? de Grazia Verasani

Grazia Verasani
  Quo Vadis, Baby?

Quo Vadis, Baby? - Grazia Verasani

Amanza*
Note :

   Bologne, loin des circuits touristiques, l’histoire d’une femme qui cherche la vérité sur la mort de sa sœur.
   
   Giorgia est détective privée dans une agence fondée par son père. Son travail, des filatures peu glorieuses, des flagrants délits d’adultères et des recherches en chiens et chats perdus. Elle fume et boit souvent plus que de raison.
   
   Un ami de la famille lui envoie la correspondance qu’il échangeait avec sa sœur Ada, qui s’est suicidée seize ans plus tôt. Ce soir là, un voisin a vu un homme sortir de l’appartement d’Ada, la police n’a jamais pu l’identifier. Sa sœur avait une relation plutôt tumultueuse avec un dénommé A, qui est cet homme, Alessandro ou Andréa? Quelles étaient les relations entre sa sœur et la mystérieuse Anna? Petit à petit le voile se lève et Giorgia découvre une sœur qui lui était inconnue.
   
   Mais il ne faut pas oublier la routine, celle qui nourrit hommes et femmes, souvent sordide mais nécessaire. Les meurtres et affaires de cœurs et de familles, qui lui font côtoyer la misère morale et physique.
   
   Georgia, ancienne musicienne de rock, détective au grand cœur et à la descente rapide, qui fume un joint et qu’une aventure d’une nuit ne dérange pas, est un personnage atypique et donc attachant. Elle a la répartie qui tombe juste et fait mal, mais peut aussi s’investir pour une jeune fille très paumée. Elle sait également que sa mère avait un amant et qu’elle s’est suicidée. Il lui reste son père vieil homme alcoolique, policier d’un autre temps pleurant sa femme et sa fille.
   
   Une écriture, plus classique que ce que j’attendais d’une musicienne de rock. Comme quoi, les idées préconçues sont source d’erreurs.
   
   Un roman policier correct, sortant des classiques anglo-saxons, sans beaucoup d’originalité, mais agréable à lire. Un certain manque de profondeur à mon avis.
   
   Extraits
   -Suicide. Le dossier était clos, comme le cercueil d’Ada.
   
   -C’est dans les années quatre-vingts que toute idéologie a disparu.
   
   -On attend tous? On attend toujours. Une chose ou une autre.
   
   -Les arbres se déshabillent en hiver et se rhabillent en été.
   Nous faisons exactement le contraire.
   
   -Mon père et moi: deux survivants qui boivent pour oublier.
   
   -Le monde est plein d’assassins qui ne font pas peur

   
   
   *Confusion mentale, désorientation

critique par Eireann Yvon




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