Lecture / Ecriture
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Le lac des orphelins de Daniel Villasenor

Daniel Villasenor
  Le lac des orphelins

Le lac des orphelins - Daniel Villasenor

Les quêtes de Zach
Note :

   Seul roman traduit de ce jeune écrivain américain d’une quarantaine d’années. Un roman à lire, pour ses personnages attachants et fragiles.
   L’écriture n’est pas non plus évidente, les retours en arrière sont nombreux et les phrases de Zach, ne sont que des sortes de gribouillages, reflets d’une fausse routine et d’une âme survoltée.
   
   Zach et Samuel, un enfant, voyagent en tricycle, ils partent en Arizona rechercher la mère de Zachary, une indienne navajo.
   Celui-ci se remémore les évènements qui l’ont conduit à cette situation. Professeur de philosophie à l’Université de Virginie, un jour, son ami Lazare, vieil enseignant aux méthodes originales, lui révèle qu’il est un enfant adopté. La quête commence; mal hélas, agressé et dépouillé de tout, il atterrit dans une maison tenue par une jeune fille Anna, qui accueille des handicapés. Il y passera quelque temps, travaillant au village, aidant le soir les enfants, écrivant chaque jour des bribes de phrases.
   Mais il lui faut partir, Samuel l’accompagne, la seconde quête peut commencer, celle de l’après orphelinat, de l’après Anna.
   
   Le personnage est Zach, philosophe peu au courant des choses de la vie ordinaire, sorte de Candide, il part seul sur les routes américaines, le résultat ne sera pas celui escompté. Samuel, enfant épileptique, quasiment muet et solitaire, veut partir avec lui, Anna le décrit comme un jardin nécessitant des soins. Celle-ci, descendante de français établis en Louisiane avant la vente aux USA, gère seule cet hospice, jeune femme libre et forte, elle est la formidable figure féminine de ce récit, pleine de dévouement et de zones d’ombre. Le quotidien dans cette nature n’étant pas de tout repos, la vie est rude, les enfants nécessitant un soin constant.
   
   Extraits.
   -Le père Michael l’observait également. Il souriait. Le sourire était un étrange sourire, sincère et vide à la fois, comme si l’homme véritable avait soudain quitté le corps mais que la peau et l’expression, tout se souvenaient encore de lui.

critique par Eireann Yvon




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