Lecture / Ecriture
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La Belle endormie de Gérard De Cortanze

Gérard De Cortanze
  Assam
  La Belle endormie
  Laisse tomber les filles

La Belle endormie - Gérard De Cortanze

Once you put your hand in the flame
Note :

    Après l'échec et mat du dernier livre de poche*, voici une deuxième lecture érotique pour Miss Lou qui a décidément de bien coquines lectures en ce moment. Si ma première tentative pour rendre ces commentaires un soupçon libertin n'a pas été une franche réussite, la découverte de "La Belle Endormie" de Gérard de Cortanze a été bien plus plaisante.
   
   Servie par un style agréable et un cadre historique qui n'était pas pour me déplaire, l'histoire se déroule en Italie, entre la bibliothèque royale de Turin et l'ancien domaine des Cortanze.
   
   Entourées de mystère, les recherches généalogiques du narrateur aboutissent à la découverte d'un texte érotique signé par Maria Galante, une Cortanze ayant vécu au XVIIIe et poursuivie par une drôle de légende. Elle aurait été indirectement mêlée au meurtre d'un abbé qui sans doute la violait mais, peut-être pour asseoir sa sulfureuse réputation, la voilà qui viendrait aussi hanter son ancienne chambre et participer aux ébats des jeunes couples mariés auxquels la pièce est généralement réservée, le château ayant été converti en hôtel. Poussé par la curiosité, le narrateur décide de mettre les rumeurs à l'épreuve en louant la chambre de Maria Galante.
   
   Comme le dit si bien Léthée, l'érotique n'est qu'un prétexte, de même que l'aspect morbide pour le moins présent dans les mises en scène de Maria Galante et d'autres. Voilà avant tout un roman qui grâce à son intrigue solide et originale mène son lecteur par le bout du nez, jusqu'à la fin qui constitue à mon sens le point faible de ce livre. Tout s'enchaîne rapidement et m'a laissé un goût d'inachevé; bref, une petite déception car j'avoue que j'attendais beaucoup du déroulement une fois les premiers pions placés pour une partie qui semblait très prometteuse.
   
   Entre fantasmes et réalité, l'onirique et l'influence libertine du XVIIIe font de cette lecture un très agréable divertissement, auquel il ne manquerait pas grand-chose pour être tout à fait envoûtant.
   
   PS : A noter au passage le curieux titre, qui évoque Kawabata mais aussi Elizabeth Taylor.
   
   
   * Héléna Marienské, "Le Degré suprême de la tendresse"

critique par Lou




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