Lecture / Ecriture
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La bibliothèque du Géographe de Jon Fasman

Jon Fasman
  La bibliothèque du Géographe

La bibliothèque du Géographe - Jon Fasman

12ème siècle à la Nouvelle Angleterre.
Note :

   Premier roman d'un américain de 31 ans, La bibliothèque du Géographe déroule deux histoires en miroir. La principale, c'est l'enquête d'un journaliste débutant, Paul Tomm, sur la mort mystérieuse à Lincoln, petite ville du Connecticut, d'un étrange et vieux professeur originaire d'Estonie. La secondaire, en écho, et qui finira par s'unir à la principale, concerne le Géographe dont il est question dans le titre, Al Idrisi, géographe au 12ème siècle à la cour de Roger II de Sicile.
   Jon Fasman semble très attiré par la Russie et les pays autrefois de l'autre côté du « Mur », et bien documenté aussi.
   On est limite fantastique par moments. Ca en fait un polar plutôt hors-normes, et quand même difficile à suivre. De belles pages de bravoure sur des petits passages, hors l'histoire principale, concernant des évènements, la plupart du temps brutaux, cruels et tragiques localisés en Estonie, Russie ou autres ex Républiques Soviétiques.
   Sur l'histoire principale elle-même, pas grand chose à dire : assez banale. Enquête, amour et une fin un peu fantastique.
   Au bilan un curieux mélange pour un livre très bien documenté mais dont on a l'impression qu'il séparpille quelque peu.
    ↓

critique par Tistou




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Une bonne intrigue
Note :

   Le titre du roman nous paraît plus vendeur que conforme à l’intrigue. Car c’est bien d’une bibliothèque qu’il s’agit, et des mystères qu’elle recèle, mieux protégés qu’une citadelle, mais de celle d’un obscur professeur de langues baltiques dans l’Etat du Michigan.
   
   Ceci dit, le roman vaut le détour. Jon Fasman nous a concocté une sorte de polar haletant où la quête de mystérieux objets, tous ou presque en provenance d’Asie Mineure et vieux de plusieurs siècles, nous mène aux quatre coins du monde.
   
   Cette quête dont on comprend bien vite qu’elle est en rapport direct avec des procédés alchimiques à l’importance extrême est réalisée par de douteux sbires membres d’une confrérie secrète et en prise directe avec les réseaux de pouvoir de l’ex URSS. Anciens du KGB, du Parti Communiste, apparatchiks et autres militaires de haut rang n’hésitent pas à s’emparer des trésors convoités à force de ruse, de duplicité, d’argent et de meurtres. Peu à peu, nous en devinons l’usage que leur rassemblement permettra.
   
   L’autre force de ce roman bien documenté, c’est de nous faire poursuivre en parallèle cette quête meurtrière et l’enquête menée par un jeune journaliste, Paul Tomm, sur le décès violent d’un obscur professeur Estonien à l’Université dont lui-même est issu. Chapitre après chapitre, des connexions vont s’établir entre deux histoires au départ en apparence parallèles.
   
   Bien malgré lui, à force de pugnacité alimentée par l’amour éprouvé pour une dangereuse professeur de musique et grâce à l’aide bienveillante d’un policier violent et placardisé, Paul Tomm va se trouver au centre d’une intrigue qui le dépasse dans ses enjeux.
   
   Virées nocturnes, chasse à l’homme, crochetage de serrures, marchandages et intimidations, tout est là pour alimenter une bonne intrigue bien construite.
   
   Il ne faut pas chercher le moindre intérêt littéraire à ce roman bien ficelé. Il vous apporte en revanche son lot de suspens, de rebondissements et vous tient vaillamment en haleine pendant quatre ou cinq heures. Bref, objectif atteint pour Jon Fasman!

critique par Cetalir




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