Lecture / Ecriture
    Accueil     Lecture     Ecriture     Rencontres     Auteur du mois     Ce qu'ils en ont dit     Contacts    

Métropolice de Didier Daeninckx

Didier Daeninckx
  En marge
  Le der des ders
  La mort n'oublie personne
  Le Poulpe : Éthique en toc
  Le facteur fatal
  Play-back
  Dès 10 ans: Il faut désobéir : La France sous Vichy
  Dès 10 ans: Un violon dans la nuit
  Passages d'enfer
  La route du Rom
  Lumière noire
  Mort au premier tour
  Cannibale
  Camarades de classe
  Itinéraire d’un salaud ordinaire
  Métropolice
  Nazis dans le métro
  Missak
  Histoire et faux-semblants
  Meurtres pour mémoire
  Galadio
  D comme: Le der des ders
  Le dernier guérillero
  Rue des degrés
  Caché dans la Maison des Fous
  D comme: Octobre noir

Didier Daeninckx est né en 1949.
Avant d’être écrivain, il fut imprimeur, animateur, journaliste local..
Son premier livre fut «Meurtres pour mémoire», dans la Série Noire Gallimard en 1984.
Son œuvre de romans populaires ou policiers (Il a plusieurs fois participé aux aventures du Poulpe) s’accompagne d’une critique sociale, historique et politique. Elle a déjà été récompensée par plusieurs prix.

Métropolice - Didier Daeninckx

Bombe et métro
Note :

   Bombe et métro, voilà le genre d’association redoutable qui a déjà fait fantasmer plus d’un scénariste ou romancier, comme Pierre Charras avec «19 secondes» par exemple, et frissonner probablement plus d’un Préfet de Police ou Ministre de l’Intérieur. Là, c’est Didier Daeninckx qui s’y colle.
   
   Mais les choses ne sont pas si simples. S’il ne s’agissait que (!) d’une affaire de bombe dans le métro! Non, en réalité l’affaire de bombe n’est là que pour compliquer le scénario puisque la véritable enquête concernera la recherche d’un tueur en série qui tue sur les quais du métro. Et qui, ce jour là aura tué un qui venait avec sa bombe! Gonflé, non?
   
   «L’homme à la valise se tenait immobile au bord de la fosse. Le bout de ses chaussures noires entamait la ligne blanche tracée tout le long du quai. Il haussa les épaules quand le grondement se fit plus précis. La gamine rangea le disque dans un sac de la FNAC. Jacques se releva et vint se placer juste derrière l’homme. Il frissonna de froid. La sueur mouillait son dos. La motrice doubla le panonceau de limite des premières classes. Ses mains jaillirent de ses poches et se collèrent sur les omoplates de l’homme.
   Qui bascula dans un cri terrible.
   L’homme eut un dernier sursaut vers sa valise qui rebondissait sur les rails. Il n’avait jamais rien vu de plus gros qu’une motrice de métro.»

   
   Métro. Bombe. Meurtres en série par poussage depuis le quai. De bonnes raisons pour que la Brigade de sécurité du Métro, mise sous pression par la hiérarchie, la presse et l’opinion publique telle qu’elle est fabriquée, lance le plan « Métropolice» alliant toutes les forces de police disponibles. Comme usuellement chez Didier Daeninckx, des considérations sociétales et politiques viennent se greffer sur tout cela, faisant de ce qui pourrait n’être qu’un simple polar un témoignage aussi sur la société française en l’an 2000.
   
   Alors l’enquête, la profession de policier en France telle qu’elle va, le milieu du métro, un désaxé qui s’ingénie à pousser des passagers, une histoire profonde, pas forcément avec «happy – end».
   
    Un très agréable moment de lecture.

critique par Tistou




* * *