Lecture / Ecriture
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Ados: Le passage de Louis Sachar

Louis Sachar
  Dès 10 ans: Le garçon qui avait perdu la face
  Dès 09 ans: Il y a un garçon dans les toilettes des filles
  Dès 09 ans: Des poissons dans la tête
  Ados: Le passage
  Ados: Chemins toxiques

Ados: Le passage - Louis Sachar

Si seulement, si seulement...
Note :

   Stanley Yelnats est envoyé dans un camp de rééducation pour adolescents pour un vol qu'il n'a pas commis. Le voilà sous l'infernale chaleur du soleil texan, condamné à creuser des trous d'1m50 de diamètre et de profondeur sous la terrible férule d'une directrice cruelle. On dirait bien qu'elle cherche quelque chose, la diablesse aux ongles carmin et venimeux, dans cette terre oubliée de tous où règnent les lézards à taches jaunes dont la morsure est mortelle.
   
   Parce que je n'ai rien à lire, chers happy few, il m'arrive comme ça, par jeu, de m'inscrire à des livres voyageurs (mais avec parcimonie, quand même, parce que retenue is my middle name) et le moins que l'on puisse dire c'est que j'ai bien fait de céder à la tentation, parce que ce petit joyau a marqué la fin d'une période de marasme lectural qui m'a semblée bien longue. "Le passage" est en effet un excellent roman jeunesse, inclassable, émouvant et drôle, qui raconte l'évolution d'un jeune garçon un peu naïf, peu gâté par la nature (son poids en a fait le souffre-douleur de ses camarades de classe), affublé de parents un tantinet rêveurs (son père passe son temps à tenter de mettre en place des inventions farfelues) et d'une malédiction familiale qui accable les Yelnats depuis que l'arrière-arrière-arrière grand-père de Stanley n'a pas tenu une promesse. L'histoire de Stanley est entrecoupée de celles de l'ancêtre en question et de Kate Barlowe l'Embrasseuse, célèbre tueuse de l'Ouest américain qui a vécu à l'endroit où se tient le camp. Ces trois histoires sont bien évidemment liées et permettront de conduire au dénouement, à la suite d'aventures ma foi tout à fait passionnantes.
   
   Une histoire d'amour, d'amitié, de serments qu'on tient avec plus d'un siècle de retard, où on accorde beaucoup d'importance aux odeurs de pieds et où on mange une quantité industrielle d'oignons crus est une histoire selon mon coeur, chers happy few.

critique par Fashion Victim




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