Lecture / Ecriture
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L'île du docteur Moreau de Herbert George Wells

Herbert George Wells
  L'île du docteur Moreau
  La guerre des mondes
  Les premiers hommes dans la Lune
  La machine à explorer le temps
  L'homme invisible

Herbert George Wells, plus connu sous la signature H. G. Wells (né le 21 septembre 1866 à Bromley dans le Kent, Royaume-Uni - 13 août 1946 à Londres) est un écrivain britannique surtout connu aujourd'hui pour ses romans de science-fiction. Il fut cependant également l'auteur de nombreux romans de satire sociale, d'œuvres de prospective, de réflexions politiques et sociales ainsi que d'ouvrages de vulgarisation touchant aussi bien à la biologie, à l'histoire qu'aux questions sociales.
(Wikipedia)

L'île du docteur Moreau - Herbert George Wells

Déroutant
Note :

   Seul survivant d'un naufrage, Edward Prendick trouve refuge sur une étrange île des mers du Sud, recueilli, avec quelques réticences, par un savant des plus singuliers, le docteur Moreau, chassé d'Angleterre pour ses expériences sur les transfusions sanguines. Mais il découvre bientôt avec horreur que l'île est peuplée de créatures monstrueuses, faites d'un ou plusieurs animaux plus ou moins humanisés, vivant sous la domination du docteur Moreau et de son assistant fort porté sur la boisson, le mystérieux Montgomery. Mais une suite d'événements inexplicables pousse peu à peu les créatures à se révolter contre la Loi que leur impose le docteur Moreau...
   
   Un roman déroutant, dénonçant l'emploi abusif et irresponsable des manipulations génétiques, près de 75 ans avant l'heure. Certes, un grand classique de la littérature, mais souvent reçu avec le sourire aujourd'hui, tant les créatures imaginées par Wells nous semblent peu crédibles et ridicules. Mais en replaçant l'oeuvre dans son contexte, on peut y voir les inquiétudes d'un homme concernant les "avancées" de la science. Les personnages restent complexes, les motivations profondes de Moreau et Montgomery n'apparaissent pratiquement que dans les derniers chapitres du roman, mais cela ne gène pas la progression de l'intrigue et contribue, au contraire, à renforcer le suspense. Les créatures sont tour à tour effrayantes, attachantes, plus humaines que les humains avant de retomber dans leur animalité et dans leurs bas instincts.
   
   Une réflexion toujours d'actualité, et menée avec brio, sur les dérives de la science et les relations de domination entre hommes et animaux.

critique par Elizabeth Bennet




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