Lecture / Ecriture
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Sur ma mère de Tahar Ben Jelloun

Tahar Ben Jelloun
  Sur ma mère
  Partir
  L'enfant de sable
  L'homme rompu
  Le bonheur conjugal
  Le mariage de plaisir
  La punition
  L'Insomnie

Tahar Ben Jelloun (en arabe : طاهر بن جلون) est un écrivain et poète marocain de langue française, né à Fès en 1944.

Sur ma mère - Tahar Ben Jelloun

Rendez-vous manqué
Note :

   Tahar Ben Jelloun suit les derniers mois de sa maman dont la mémoire défaillante la fait tantôt replonger dans son passé, tantôt revenir dans un présent qu’elle crée de toutes pièces. Petit dernier de la fratrie, il a un rapport un peu privilégié avec elle et passe de longs moments à ses côtés à écouter ses souvenirs éparpillés. Son mariage, la naissance de ses enfants, les problèmes du quotidien, la religion, son pays, le Maroc…
   
   Ca reste un bel hommage à sa mère qu’il a redécouverte grâce à ces derniers instants passés ensemble où elle s’est livrée sans détours. L’auteur nous explique sa démarche sur le dos de l’ouvrage :
   « Sur ma mère a été écrit à partir des fragments de souvenirs qu’elle m’a livrés. Ils m’ont permis de reconstituer sa vie dans la vieille médina de Fès des années trente et quarante, d’imaginer ses moments de joie, de deviner ses frustrations. Chaque fois, j’ai inventé ses émotions et j’ai dû lire ou plutôt traduire ses silences. Sur ma mère est un vrai roman car il est le récit d’une vie dont je ne connaissais rien, ou presque.»

   
   Le souci, (et c’est ce qui vaut cette mauvaise note) c’est que la mémoire de sa mère est défaillante et que l’auteur suit le cheminement de ses pensées. Ca donne un récit confus, sans trame réelle, qui tourne autour des préoccupations d’une vieille femme à la fin de sa vie. Le début du roman nous réserve quelques bons moments avec des retours en arrière dans lesquelles elle se confie avec lucidité sur son passé. Mais ensuite, emportée par la maladie et trahie par sa mémoire, le récit devient confus et l’auteur retranscrit les conversations qu’ils ont tenues. Elle s’emporte contre son aide soignante, dialogue avec son mari décédé ou ses parents eux aussi disparus, puis revient sans transition sur les problèmes de plomberie de sa maison ou l’organisation de ses funérailles. Et elle radote… Le résultat est un texte auquel il est difficile d’accrocher, constitué de longues phrases qui partent dans toutes les directions et où l’émotion disparaît sous le brouillard général. Arrivée à saturation, j’ai décidé d’arrêter la lecture à plus de la moitié…
   
   Une mauvaise expérience de Tahar Ben Jelloun dont j’avais souvent entendu parler mais que je n’avais encore jamais lu… Pour info, il a obtenu le prix Goncourt en 1987 pour «La nuit sacrée», c’est peut-être par là qu’il faut commencer!
   
   Un roman trop confus et radotant pour moi, mais je vous laisse seuls juges et attends vos commentaires si vous l’avez déjà lu.
   Pour info, je viens de tomber sur des critiques excellentes sur ce titre alors à vous de voir!

critique par La Dame




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