Lecture / Ecriture
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Le signe des Quatre de Arthur Conan Doyle

Arthur Conan Doyle
  Le chien des Baskerville
  L'homme à la lèvre tordue
  Silver Blaze (Étoile d’argent) and other adventures of Sherlock Holmes.
  Une étude en rouge
  Le signe des Quatre
  Le Pacte des quatre
  Dès 08 ans: Le Chien des Baskerville
  La compagnie blanche
  Les Cinq Pépins d'orange
  Les neuf femmes de Sherlock Holmes
  La ligue des rouquins

Sir Arthur Ignatius Conan Doyle est un écrivain écossais né en 1859 et mort en 1930.
Il créa le fameux personnage de Sherlock Holmes pour lequel il est mondialement connu, mais produisit également de très nombreux romans d'aventures en tous genres, du roman historique à la science fiction. Prolifique, il écrivit aussi du théâtre et de la poésie.
On trouve une des nouvelles de Conan Doyle dans le recueil "Les Fantômes des Victoriens" .

Le signe des Quatre - Arthur Conan Doyle

Intéressant
Note :

   Egalement publié sous le titre "Le Pacte des quatre"
   
   Quatrième de couverture:
   "Mary Morstan demande à Sherlock Holmes d'enquêter sur son père, officier aux Indes, disparu voilà dix ans.
   Holmes et Watson se rendent avec elle à un mystérieux rendez-vous, où on leur confirme la mort accidentelle du capitaine... mais aussi l'existence d'un fabuleux trésor qu'il aurait rapporté des Indes. Le trésor d'Agra est sans égal... Quarante-trois diamants de la plus belle eau, émeraudes, saphirs et rubis à foison - mais si le magot est extraordinaire, le lieu de la cachette l'est tout autant."

   
   
   Ce volume est intéressant pour de nombreuses raisons dont l'évocation des relations amoureuses de Watson avec Mary Morstan, que l'on retrouve dans la dernière adaptation cinématographique. C'est l'occasion pour Holmes de donner son point de vue sur les relations amoureuses ou les sentiments de manière générale. On retrouve également les visions distinctes des 2 protagonistes en ce qui concerne la dépendance de Sherlock à la cocaïne et la morphine. Rappelons que même si, Watson en rappelle les méfaits à son comparse, ces drogues étaient perçues positivement durant la période mentionnée, et vue comme une aide pour la perception notamment (avec les retours négatifs ainsi que le mentionne, néanmoins Watson). On retrouve également dans ce volume un certain nombre d'éléments repris dans la version ciné.
   
   Une nouvelle fois on prend la mesure de l'époque à laquelle se situent ces histoires avec la vision des noirs, des indiens; une vision de sous-hommes dans le pire des cas. Il est également fait référence à la situation coloniale de la Grande-Bretagne à cette époque, au travers des événements qui se sont déroulés en Inde, et même s'il ne s'agit que d'apartés, les colonisateurs n'en sortent guère grandis avec notre vision très XXIème siècle.
   
   L'histoire en elle-même est intéressante grâce à tous les éléments "historiques" mentionnés (même si ce n'était pas le but premier), les relations entre les deux hommes sont extrêmement bien rendues, tout comme l'ingéniosité, le sens du déguisement, les méthodes d'investigation et d'interrogatoire réfléchies etc. du maître. Bien entendu c'est l'occasion de se moquer, une nouvelle fois, des forces de police et des relations entretenues avec la presse. On retrouve l'équipe des petits enquêteurs, et tout une imagerie du Londres de l'époque à travers les personnages et les lieux décrits.
   
   C'est, à mon sens, un roman réussi.
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critique par Delphine




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Mise en place d'un mythe
Note :

   Le Signe des quatre (The Sign of Four, Arthur Conan Doyle, Lippincott's Monthly Magazine, février 1890 pour la première édition)
   
   Deuxième apparition de Sherlock Holmes où l'on retrouve à peu près la structure d'" Une étude en rouge" : le docteur Watson suit pas à pas le détective qui trouve la solution d'une énigme policière en fouillant dans les antécédents d'un de ses protagonistes. Cette plongée dans le passé donne lieu, ici aussi, à un long récit encadré exotique: l'Inde et ses luttes pour l'indépendance ont remplacé l'épopée des Mormons d'Amérique mais l'histoire est beaucoup plus embrouillée et nettement moins captivante que celle qui était insérée dans "Une étude en rouge".
   
   L'art déductif de Holmes commence à faire ses preuves mais il n'a pas encore l'importance que Conan Doyle lui donnera dans les nouvelles qui vont suivre ces deux romans. Ici encore, Holmes agit comme un détective traditionnel, c'est un personnage mobile (on oublie fréquemment que c'est un jeune homme) qui se lance à la poursuite des malfaiteurs. Petit à petit cependant, le mythe se met en place: la première scène du livre montre un Sherlock combattant l'inactivité qui lui pèse à l'aide de la cocaïne, l'action démarre par l'arrivée d'un visiteur conduit par la logeuse, plus loin il empoigne son violon,
   
   Watson, lui, a commencé son travail de mémorialiste et a publié "un petit livre, sous ce titre quelque peu extravagant : Une étude en rouge". Mais les choses peuvent changer: à la fin du roman, Watson a trouvé l'amour, s'apprête à quitter le nid et à convoler, ce qui ne risque pas d'arriver à son flatmate: "l'amour est affaire d'émotion, et tout ce qui est émotionnel s'oppose à la raison froide et implacable, que je place au-dessus de tout. Je ne me marierai jamais moi-même, de peur de voir mon jugement biaisé."
   
   Perle de traduction. "Où est la clé, mon ami ? - Au fond du fleuve, dit sèchement Small."

critique par P.Didion




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