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Ados: The Hunger games –T 2 – L’embrasement de Suzanne Collins

Suzanne Collins
  Ados: Hunger games - T 1
  Ados: The Hunger games –T 2 – L’embrasement
  Hunger Games - T 3

Ados: The Hunger games –T 2 – L’embrasement - Suzanne Collins

Ave capitolium, morituri te salutant!
Note :

   (oui, je sais, chers happy few, ce titre est en latin de cuisine, mais que voulez-vous, j'ai une affection particulière pour cette pièce de la maison) (pour me punir, je vais relire Astérix, tiens)
   
   
   Souvenez-vous, chers happy few: à la fin de "The Hunger games", nous avions laissé Katniss et Peeta vainqueurs des Jeux de la Faim rentrer chez eux dans le District 12 retrouver leurs familles et couler des jours normalement sans nuages. Nous les retrouvons quelques semaines plus tard, au moment où ils se préparent à débuter la traditionnelle tournée triomphale dans les 12 Districts et le Capitole. Mais le Président Snow, qui tient Katniss pour une rebelle à cause de la manière dont se sont terminés les précédents Jeux, la fait chanter: afin de prouver que son dernier acte en tant que participante aux Jeux n'a pas été une menace politique mais l'acte désespérée d'une jeune fille follement amoureuse, elle doit épouser Peeta et se débrouiller pour éteindre les menaces de révolte qui courent dans certains districts, sinon ceux qu'elle aime seront exécutés. Katniss obéit pour se rendre rapidement compte que c'est un véritable incendie qui couve dans les Districts et que ce qui se joue à Panem va bien au-delà de ce qu'elle imaginait.
   
   J'ai trouvé le premier volume de cette trilogie tellement excellent, chers happy few, que je n'ai pas eu la patience d'attendre la traduction du deuxième volume et je l'ai acheté en V.O lors de mon dernier week-end à Londres. Et j'ai fichtrement bien fait parce que "Catching fire" est encore meilleur que "The Hunger games", roman pourtant passionnant et maîtrisé de bout en bout.
   
   La grande force de ce deuxième volet est d'instaurer dès le début un climat très oppressant: le lecteur averti sait parfaitement de quoi est capable le Capitole et voit donc avec anxiété l'étau se resserrer autour de Katniss et de Peeta, qui se retrouvent cette fois pris au coeur d'une intrigue politique où ce n'est plus seulement leur propre survie qui est en jeu mais celle de leurs proches et finalement d'un peuple tout entier. Confrontée aux machinations du terrifiant Président Snow (qui n'a de président que le titre vu qu'il est au pouvoir depuis plusieurs décades) qui traîne dans son sillage une odeur de roses et de sang et qui est prêt à toutes les atrocités pour garder le pouvoir absolu sur les 12 Districts, Katniss réagit à sa façon, courageuse, impulsive et parfois un peu désordonnée, comme la jeune fille de 17 ans dure au mal mais un peu déboussolée dès qu'il s'agit de sentiments qu'elle est.
   
   "Catching fire" est, comme le précédent volume, une véritable réflexion sur le pouvoir absolu et la manipulation des masses (que se passe-t-il vraiment dans le District 13?) dans cette dystopie qu'est Panem, réflexion menée tambour battant par une narration à la fois dense et limpide qui tient en haleine le lecteur malmené pendant près de 500 pages par une accumulation de rebondissements et de twists parfois imprévisibles et violents (je ne révèlerai rien pour ne pas spoiler, mais oh my, je n'en ai pas lâché le bouquin pendant deux jours) pour le laisser, au terme d'un final assez terrible, pantelant et ... anéanti: la suite des aventures de Katniss ne sortira qu'en août dans les pays anglo-saxons. L'attente va être longue, chers happy few.
    ↓

critique par Fashion Victim




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Extraordinaire saga
Note :

   Quelques semaines après la fin des Hunger Games, Katniss et Peeta, revenus dans le district Douze, s'apprêtent à partir pour la Tournée de la victoire, au cours de laquelle ils doivent visiter tous les districts de Panem. Depuis la fin des Jeux, Katniss a tout fait pour éviter Peeta, et les retrouvailles s'annoncent particulièrement délicates. D'autant que le président Snow s'est rendu en personne chez Katniss pour lui annoncer une nouvelle de la plus haute importance : le geste ultime des amants maudits, au cours des Hunger Games, a été interprété par beaucoup comme un acte de rébellion à l'égard du Capitole, et la révolte gronde dans de nombreux districts. Katniss doit impérativement apaiser les choses, au risque de faire couler le sang de bien des innocents. Pour cela, il lui faut, à nouveau, jouer aux amoureux transis avec Peeta.
   Mais Katniss est devenue, bien malgré elle, le Geai Moqueur, l'emblème de la révolte qui embrase les districts, et il est déjà trop tard pour ramener le calme parmi la population.
   Alors que les Jeux de l'Expiation, qui se tiennent tous les vingt-cinq ans, sont sur le point de débuter, Katniss voit son cauchemar recommencer...
   
   Après un premier tome excellent, on pouvait craindre que le deuxième volume de la série ne soit terriblement décevant. Force est de constater qu'il n'en est rien : il est même meilleur encore.
   
   Le propos se fait plus adulte, plus politique aussi, avec cette révolte qui couve dans les districts, et cette menace sourde qui plane sur le Capitole, bien décidé à tuer dans l'œuf toute tentative de rébellion qui pourrait ébranler son pouvoir absolu sur la population de Panem.
   
   Katniss, dépassée par l'ampleur de la révolte qu'elle a provoquée à son insu, remplit à merveille son rôle d'héroïne malgré elle, et attire toujours autant la sympathie du lecteur. Le personnage de Gale, resté dans l'ombre dans le premier volume, prend toute son importance dans cette suite, et entre en concurrence directe avec Peeta : malgré l'aspect conventionnel et de prime abord rebattu de ce trio amoureux, l'intérêt du lecteur ne faiblit pas, tant il est impossible de prédire avec qui Katniss va finir.
   
   Ajoutons que la seconde édition des Hunger Games, loin d'apparaître comme une redite, nous replonge avec délectation dans cet univers impitoyable, où tous les coups sont permis, où la moindre alliance doit être soigneusement évaluée, au risque de se faire trahir à la première occasion, et où chaque piège concocté par les juges est un véritable prodige de cruauté, destiné au divertissement de la capitale et à l'édification de tous ceux qui tenteraient de se révolter.
   
   L'univers de Panem, si peu évoqué dans le premier tome, prend enfin forme, avec ses districts où règnent la violence, la pauvreté et le désespoir, si éloignés du Capitole où tout n'est que vanité, futilité et commérages. Sans parler du mystérieux district Treize, prétendument détruit durant les Jours Obscurs, mais qui, selon la légende, aurait réussi à renaître de ses cendres, dans le plus grand secret.
   
   Suspense, action et émotion, voilà les trois mots-clefs de ce deuxième volume, qui se termine en apothéose et vous laisse chancelant, une seule pensée en tête : vous procurer la suite, pour enfin connaître le dénouement de cette extraordinaire saga.

critique par Elizabeth Bennet




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