Lecture / Ecriture
    Accueil     Lecture     Ecriture     Rencontres     Auteur du mois     Ce qu'ils en ont dit     Contacts    

Le Comte de Monte-Cristo de Alexandre Dumas

Alexandre Dumas
  La Dame Pâle
  La reine Margot
  Les Cenci
  Pauline
  Le Comte de Monte-Cristo
  La Dame aux camélias
  La guerre des femmes
  Le capitaine Pamphile
  Les trois mousquetaires
  Le meneur de loups
  La Comtesse de Saint-Géran
  La route de Varennes
  Le Chevalier d'Harmental
  La Volga
  Georges
  Le Sphinx rouge suivi de La Colombe
  Ados: Othon l’archer
  Dès 09 ans: Contes dits deux fois

Alexandre Dumas, (dit aussi Alexandre Dumas père) est un écrivain français né en 1802 et mort en 1870.

Le Comte de Monte-Cristo - Alexandre Dumas

Attendre et espérer!
Note :

   Présentation de l'éditeur
   "1815.  Louis XVIII rétabli sur le trône se heurte à une opposition dont l'Empereur, relégué à l'île d'Elbe, songe déjà à profiter. Dans Marseille livrée à la discorde civile, le moment est propice aux règlements de comptes politiques ou privés. C'est ainsi que le marin Edmond Dantès, à la veille de son mariage, se retrouve, sans savoir pourquoi, arrêté et conduit au château d'If...
   Paru en 1844-1846, "Le Comte de Monte-Cristo" connut un succès qui ne s'est pas démenti, ce qui en fait une des œuvres les plus populaires de la littérature mondiale. L'abbé Faria, l'évasion inouïe, le trésor grâce auquel les bons seront récompensés et les traîtres punis: le fabuleux destin d'Edmond Dantès possède la simplicité et la force des grand mythes. 
   Conteur ébouissant, aussi à l'aise dans l'action que dans le dialogue, Dumas nous entraîne, sans nous laisser reprendre souffle, du cabinet de Louis XVIII à la Méditerranée des contrebandiers, des îles toscanes aux catacombes de Rome, puis dans les salons parisiens où le mystérieux comte de Monte-Cristo se dispose à accomplir sa vengeance..."

   
   
   Commentaire
   
   Le Comte, je l'ai découvert adolescente et j'avais passionnément aimé ce récit. Relu des années plus tard suite à un film, j'avais encore plongé tête première. J'avais un peu peur de m'y remettre, par crainte d'une déception, mais j'en avais une envie folle alors j'ai dévoré les deux tomes!  Et j'ai toujours autant aimé. Quel homme, cet Edmond Dantès, tout de même!  Et quelle histoire pleine de péripéties!  Et quelle écriture!!  Un pur délice!!
   
   Il est presque impossible de résumer cette histoire tant les aventures abondent, tant elle est riche! C'est une histoire de vengeance, mais aussi une histoire que j'ai trouvée très humaine, très abordable.  Oui, c'est un gros pavé mais le talent de conteur de Dumas fait toute la différence: je n'a pas vu les pages se tourner. Ce que j'ai pu vibrer avec Dantès, revenu pour assouvir sa vengeance sur ceux qui l'ont fait emprisonner ou qui en ont profité injustement, et prêt à tout pour ça!!  Je n'en ai carrément pas dormi tellement j'étais dans ce roman, en compagnie de Dantès, de l'abbé Faria, de Haydée et de Mercedes. Je peux dire que j'y suis allée, dans cette prison, dans cette île, dans ces lieux. C'est le genre d'histoire où je me fiche bien que ce soit parfois un peu gros, je veux juste que les bons soient récompensés et que la vengeance fonctionne!!!  Et pendant l'affrontement avec Montego... un peu plus et je lui criais des encouragements!  Ah, cette révélation!!! 
   
   J'adore vraiment l'écriture de Dumas (même si j'ai entendu dire plus d'une fois qu'il avait de "l'aide" pour rédiger ses romans... j'adore quand même!).  Il y a une certaine dose d'humour qui apparaît dans les moments les plus inattendus et qui ne nuit aucunement à l'intensité dramatique.
    
   Bref, une histoire qui me passionne toujours! Dantès/Monte Cristo exerce sur moi une fascination incroyable, avec ses mystères, ses déguisements, son aura de toute puissance, sa loyauté envers ses amis, sans pour autant se révéler, le côté implacable de sa vengeance.  Et j'aime beaucoup la finale, qui ouvre sur la mer et où celui qui s'était pris pour un dieu cesse de regarder derrière.  Attendre et espérer!
    ↓

critique par Karine




* * *



J'ai rencontré Edmond, il était temps!
Note :

   Edmond Dantès a 19 ans et l'avenir lui appartient: une femme qu'il aime et qu'il va épouser, un navire dont il va devenir capitaine, un vieux père aimant aux besoins duquel il va enfin pouvoir subvenir. Mais c'est sans compter la jalousie, la peur et la haine de trois hommes qui vont ruiner sa vie en l'enterrant vivant au château d'If. Evadé après quatorze années, riche à millions, il fomente une terrible vengeance.
   
   Dieu que les ficelles sont énormes! On voit venir les coupables à un petit millier de kilomètres et c'est à se demander comment leur entourage ne les démasque pas immédiatement tellement ils pâlissent et blêmissent, et verdissent, et se pâment. C'est outré du début à la fin, et c'est tellement bon qu'on ne voudrait pas que ça finisse. Tous les extrêmes des passions humaines sont réunis et s'affrontent sur un petit millier de pages jusqu'à ce que, personne n'en doute, la vengeance soit accomplie. Amours désespérées, haines violentes, angoisses, vaillance, amour filial, transports divers et variés, tout y passe! Les personnages sont merveilleux, de Dantès lui-même, monolithe dans lequel des failles apparaissent petit à petit à ses persécuteurs méprisables mais tellement humains, en passant par la jeune génération qui ignore les crimes de ses pères. Tout le talent de Dumas, grand raconteur d'histoire devant l'éternel se trouve là, dans son art du rebondissement, des personnages, dans ses longueurs aussi, et dans la peinture de l'époque, des grandes passions politiques qui l'ont secouée. La grande histoire et les évolutions des mœurs transparaissent à travers les destinées particulières et frappantes de quelques personnages. On y trouve les oppositions entre bonapartistes et royalistes, l'essor de la grande bourgeoisie d'argent, l'aristocratie d'Empire, une étude de la justice, etc. Le meilleur, à mon sens, reste que tout improbable que puisse apparaître le récit, il s'inspire, chose que m'a apprise le riche dossier critique complétant l'édition empruntée à la médiathèque, d'une anecdote relatée par un archiviste, Peuchet, dont il avait utilisé les écrits pour écrire ses Crimes célèbres, anecdote presque plus improbable encore que ce qu'en a tiré Dumas, c'est peu de le dire!
   
   Bref, j'ai rencontré Edmond, il était temps! J'ai frémi, j'ai bovarysé, je me suis indignée, et bien marrée aussi. J'en ressors ravie au point de me replonger avec délectation dans Les trois mousquetaires! Autant dire qu'Alexandre et moi, c'est une affaire qui roule.
   
   Dumas, Alexandre, Le comte de Monte-Cristo, tout plein d'éditions, choisissez votre camp, moi c'était Omnibus.

critique par Chiffonnette




* * *