Lecture / Ecriture
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Ados: La douane volante de François Place

François Place
  Dès 10 ans: Les derniers géants
  Ados: La douane volante
  Dès 10 ans: La fille des batailles
  Ados: Angel, l'Indien blanc

Ados: La douane volante - François Place

Gwen le Tousseux
Note :

   Grand Prix de l'Imaginaire Jeunesse 2011
   
   
   Gwen a 14 ans quand éclate la première guerre mondiale. Adolescent souffreteux, il était l'apprenti de Braz le rebouteux mais celui-ci meurt le laissant seul et désemparé. Un soir, Gwen est arraché à son triste foyer par un homme en noir sur une charrette. Terrifié, persuadé d'être mort et d'être le passager de l'Ankou, Gwen se retrouve sur un étrange rivage où les habitants parlent une langue qui n'est pas la sienne et craignent la douane volante...
    
   "La douane volante", premier roman de François Place, connu pour ses albums (magnifiques by the way), est un roman initiatique fantastique de bonne facture qui malgré d'indéniables qualités ne m'a pas emballée plus que ça, chers happy few. La trame narrative est très classique: un jeune homme en butte au rejet de ses pairs (il a une maladie des poumons et il est l'apprenti d'un homme que tout le monde craint et se plaît à détester) se retrouve projeté par un procédé banal, celui du passage, dans un autre monde, qui présente des similitudes avec le sien tout en étant légèrement différent. Gwen, qui ne cherche qu'à rentrer chez lui, va pourtant vivre quatre ans dans cette étrange contrée qui emprunte bien des traits à la Flandre passée (le nom des villes et des gens, les canaux, la géographie, la façon de vivre, les costumes) et grandir, bien malgré lui.
   
   La langue est belle, le style d'une agréable fluidité mais il manque à ce roman une certaine ampleur dans l'intrigue, dont trop de points restent dans l'ombre: s'il n'est pas besoin d'expliquer quel est le pays dans lequel se retrouve le jeune homme (après tout, l'argument est fantastique), j'aurais quand même aimé quelques éclaircissements sur le pourquoi de cette parenthèse hors du temps. Le parallèle avec la guerre (Gwen revient en Bretagne quelques mois avant l'armistice) aurait été intéressant s'il avait été exploité et il y a des trous dans le récit, aussi bien dans la mise en place de l'intrigue (à quoi sert réellement cette douane volante?) que dans le parcours initiatique de Gwen, rien ne disant par exemple ce qu'il est advenu des pouvoirs du jeune Breton à son retour.
   
   Pas mal, chers happy few.

critique par Fashion Victim




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