Lecture / Ecriture
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V.W. (Le mélange des genres) de Geneviève Brisac

Geneviève Brisac
  V.W. (Le mélange des genres)
  Week-end de chasse à la mère
  Pour qui vous prenez-vous ?
  Dans les yeux des autres
  Vie de ma voisine

Geneviève Brisac est une écrivaine et éditrice française née en 1951 à Paris.
Elle a reçu le prix Femina en 1996 pour son roman "Week-end de chasse à la mère".


* Citations dans la rubrique "Ce qu'ils en ont dit"

V.W. (Le mélange des genres) - Geneviève Brisac, Agnès Desarthe

Oubliez l'image de l'artiste dans sa tour d'ivoire!
Note :

   Autant dire d'entrée de jeu que Geneviève Brisac et Agnès Desarthe nous offrent avec "V.W." un magnifique portrait de Virginia Woolf, sensible et émouvant. Un portrait qui tord le cou aux innombrables malentendus qui masquent Virginia, la femme, l'écrivain derrière les clichés des mondanités ou des crises de folie...
   
   Au fil d'une série de miniatures, Geneviève Brisac et Agnès Desarthe revisitent les pages de la vie et de l'oeuvre de Virginia Woolf: les souvenirs des vacances de l'enfance à St Ives et de la présence maternelle, la stature imposante du père, la complicité avec sa soeur Vanessa, les amitiés - Lytton Strachey, Ethel Smyth... Tout ce qui est venu nourrir des romans bien plus en prise avec leur époque qu'on ne pourrait le penser après une lecture superficielle, des romans qui témoignent d'un engagement authentique, à la fois littéraire, social et politique. Geneviève Brisac et Agnès Desarthe nous invitent ainsi à une (re)lecture d'une oeuvre dont les expérimentations formelles furent toujours mises au service de l'expression d'une expérience vivante. Elles nous invitent à (re)découvrir une oeuvre dans toute sa richesse, et une femme à la personnalité complexe, fascinante et attachante.
   
   Extraits:
   
   "Pas de mascarade, elle dit ce qu'elle pense, ou plutôt croit penser, car elle est la première à remettre en question ses paroles inconsidérées et à dénoncer son étroitesse d'esprit. C'est ce qui fait son charme, c'est aussi ce qui la fragilise car, malgré sa susceptibilité, elle ne songe jamais à se protéger derrière des formules convenues. Pas l'ombre d'une tactique. Pas la moindre tentative de séduction." (p. 55)
   
   "Un mélange d'insolence, d'indifférence et de bonne foi fonde le rapport de Virginia Woolf à son époque. Elle n'a jamais la vanité de prétendre changer le monde, car son ambition est tournée vers la seule affaire qui l'occupe vraiment: la littérature. Et nous revoilà le nez contre un nouveau paradoxe, car l'engagement artistique, quand il est poussé à l'extrême, coïncide forcément avec un geste politique." (p. 106)
   
   

critique par Fée Carabine




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