Lecture / Ecriture
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Le troisième mensonge de Agota Kristof

Agota Kristof
  Le grand cahier
  La preuve
  Le troisième mensonge
  C'est égal
  L'analphabète
  Hier

Agota Kristof est née en 1935 en Hongrie et décédée en 2011 en Suisse où elle s'était réfugiée depuis l'écrasement de la révolte de 1956.
Elle écrivait en français.

Le troisième mensonge - Agota Kristof

Dernier élément de la trilogie.
Note :

   «Le troisième mensonge» clôt la trilogie entamée par «Le grand cahier», poursuivie par «La preuve». Agota Kristof, née Hongroise et vivant désormais en suisse, ne fait pas dans la dentelle. Plus qu'une histoire, passablement compliquée, surtout complexifiée à l'envi, c'est l'atmosphère glauque et morbide qui reste en tête une fois le dernier tome refermé. A vivre nos vies faciles d'Européens de l'Ouest, on n'a pas forcément idée de la «Struggle for life», au sens propre, telle qu'elle existe dans de nombreux pays et telle qu'elle existait (si même c'est terminé) dans de nombreux pays de ce qu'on appelait l'Europe de l'Est. Totalitarisme, arbitraire, mépris de l'être humain, voilà ce qui nous est conté sur fonds de pays dévasté, de relations humaines minimales.
   
   « -On m'appelle Claus T. est-ce mon nom ? Dès l'enfance, j'ai appris à mentir. Dans ce centre de rééducation où je me remettais lentement d'une étrange maladie, on me mentait et je mentais déja. J'ai menti encore quand j'ai franchi la frontière de mon pays natal. Puis j'ai menti dans mes livres. Bien des années plus tard, je franchis la frontière dans l'autre sens. Je veux retrouver mon frère, un frère qui n'existe peut être pas. Mentirai-je une dernière fois?»
   
   
L'écriture de A. Kristof y est aussi pour quelque chose. Froide, analytique, clinique. Idéale pour brosser cette atmosphère glauque qui perdure après la lecture.
   
   Pas désespérant pour autant puisque rares sont ceux qui, une fois attaquée la trilogie, ne vont pas au bout. On en redemande, et quand on est à critiquer le troisième mensonge, c'est qu'on en a redemandé!

critique par Tistou




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