Lecture / Ecriture
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Ados: Lune bleue - Les aventures d'Anita Blake, T8 de Laurell K. Hamilton

Laurell K. Hamilton
  Ados: Lune bleue - Les aventures d'Anita Blake, T8
  Ados: Plaisirs coupables - Les aventures d'Anita Blake, T1

Ados: Lune bleue - Les aventures d'Anita Blake, T8 - Laurell K. Hamilton

Oui, mais non.
Note :

   Anita Blake, Réanimatrice le jour et Exécutrice de vampires la nuit, est appelée en pleine nuit par Daniel Zeeman, le frère de Richard, le loup-garou qu'elle a plaqué pour Jean-Claude le vampire aux goûts vestimentaires pour le moins discutables. Richard, parti étudier les Trolls dans le Tennessee, a été mis en prison pour viol. Anita ne croit pas que Richard ait pu commettre un tel forfait et part, accompagnée de deux gardes du corps vampires et de trois léopards-garous qui leur servent de garde-manger ambulant, délivrer son ex. La réalité est bien sûre un peu plus compliquée que ce à quoi elle s'attend.
    
   ...
    
   (Oui, je sais, chers happy few, le résumé que je fais de ce roman a de quoi en perdre plus d'un et faire rire les autres, je le reconnais volontiers. Bref.)
    
   Autant le dire tout de suite dans un grand élan d'auto-flagellation parfaitement assumé, chers happy few, j'ai manifestement commis une fatale erreur d'appréciation en commençant cette série par le tome 8. Oui, je sais, vous vous demandez ce qui a bien pu me passer par la tête et en fait, ben pas grand-chose et c'est bien ça le problème: j'avais envie d'une lecture fantastique, ce roman était dans ma PAL* (dans l'ancienne édition Fleuve Noir dont la couverture est aussi moche que celle de Bragelonne et étrangement similaire, à croire qu'il y aurait eu un peu plus que de l'inspiration de la part des nouveaux maquettistes mais point ne persiflerai), j'avais un long trajet en train prévu, bref, l'occasion faisant le larron j'ai exhumé ce roman et ce n'est qu'en l'entamant que je me suis rendu compte que ce n'était pas le premier, mais comme je suis wild et que je n'avais rien d'autre sous la main, enfin, dans le sac, j'ai décidé que ça ne faisait rien.
    
   En fait, si.
    
   Bon, je vous rassure tout de suite, ça ne pose évidemment pas de problème de compréhension pour l'intrigue, qui n'est pas mal fichue, soyons honnête, même si les grandes lignes sont tout de suite évidentes pour le lecteur un tant soit peu malin ou habitué au genre. C'est par contre plus ennuyeux dans la caractérisation des personnages, puisque j'ai cru comprendre qu'Anita évoluait beaucoup entre sa première apparition et celle-ci, que ce soit dans sa vie personnelle (elle quitte le chaste loup-garou pour le vampire chaud comme une baraque à frites, avouez que c'est vachement original un vampire sexy, hein, bon celui-ci se distingue par une étonnante propension à porter des chemises en voile rouge transparent, personnellement je trouve ça peu séduisant mais c'est certainement parce que je ne suis pas une Exécutrice) comme dans son métier, tant pis pour moi, je n'avais qu'à commencer par le commencement. 
    
   Cela étant posé, je dois bien avouer que je n'ai pas été très emballée par cette lecture. Le monde créé par Hamilton est intéressant (les créatures surnaturelles vivent au grand jour, enfin, celles qui supportent la lumière du soleil, et Anita réanime les morts à qui on a besoin de parler quelques minutes pour des problèmes d'héritage ou de témoignage par exemple, exactement à la manière du gant dans Torchwood) mais la description des vampires et des loups-garous est franchement risible: entre les longs cheveux flottant au vent et caressant les genoux de tous ces hommes (les années 80 ont décidément fait des ravages partout) et leur attirante nudité virile (ils se baladent tous à poil les trois-quarts du temps et font rouler leurs muscles pour le seul bénéfice d'Anita et de la lectrice pubère), ces hommes perpétuellement en rut m'ont fait hésiter entre soupirs de lassitude et rires, tant le trait est grossier. Certaines scènes sont à hurler de rire (vas-y que ça se léchouille en bande, mais bon, c'est la meute, hein, c'est normal, vas-y que ça se court après le pantalon sur les chevilles) et doublées de dialogues aux sous-entendus poussifs (ça parle sexe, ça pense sexe, ça rêve sexe, ce qui finit par devenir un peu fatigant à la longue). Remarquons enfin que Laurell K. Hamilton est affligée d'un étrange TOC qui la pousse à décrire par le menu les tenues vestimentaires de chaque personnage à chaque fois qu'il apparaît, ce qui, compte tenu de la tendance pour le moins appuyée de chacun à passer son temps à s'habiller et se déshabiller, est ennuyeux au possible: le prochain qui me parle de pantalon en cuir et de brassière à lacets sera condamné à une vie de Guillaume Musso en moldave, tiens.
   
    
   Titre original: Blue Moon
    625 pages, 2005 pour la traduction française, 1998 pour la première publication. 

critique par Fashion Victim




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