Lecture / Ecriture
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L'art de voir les choses de John Burroughs

John Burroughs
  L'art de voir les choses

John Burroughs est né en 1837, instituteur de campagne il abandonne l’enseignement en 1846 pour un emploi au ministère des finances, il rencontre Walt Whitman à qui il consacre son premier livre, en 1873 il fuit la ville, s’installe dans les Catskill. Ses écrits rencontrent immédiatement le succès, il voyage aux Etats Unis dans la dernière partie de sa vie.

L'art de voir les choses - John Burroughs

Partir à pied sur la grand-route
Note :

   Voilà bien une lecture par ricochet, ayant lu récemment "La maison en chantier", j’ai été intriguée par les passages faisant référence à un écrivain américain «à la Thoreau», écrivain dont je n’avais jamais entendu le nom.
   Lorsque ces choses là me titillent je suis mon idée jusqu’au bout, après avoir tapoté sur le clavier, fait le tour de ce que je pouvais trouver en bibliothèque, je me suis résolue à commander ce livre.
   
   Quel plaisir! la couverture d’abord, superbe et empruntée à Audubon, c’est une petite anthologie de textes, choisis par le traducteur, précédés d’une présentation du traducteur très éclairante et suivie d’une biographie en fin de volume.
   
   John Burroughs est décrit comme un "écrivain très populaire, personnage bonhomme et pittoresque" dont les livres se sont vendus à des millions d’exemplaires et qui était célèbre à l’égal de H D Thoreau et de John Muir.
   Amoureux de la nature et de l’observation de celle-ci, il possède un œil à mi chemin entre "l'œil du savant et l'œil du poète "
   Il aime la vie simple "car c’est celle que j’ai vécue et je l’ai trouvée bonne." dit-il. C’est un naturaliste précis et riche dans ses observations des oiseaux, des plantes, mais qui se passionne aussi pour la pêche à la truite ou le chant de la colombe. Il nous invite à être un observateur attentif qui "déchiffre les signes subtils du temps, les étoiles lui prédisent le lendemain, les nuages du soir et du matin sont des présages."
   C’est un redoutable marcheur comme Thoreau, il nous convie à "en rabattre un peu avec notre fierté de citadin des grandes villes" et à prendre notre bâton de marche. Il a parcouru les Adirondacks, les forêts du Maine avant de poser sa maison dans les Catskill.
   
   "Partir à pied sur la grand-route c’est prendre enfin un bon départ dans la vie"
alors n’hésitez pas à le suivre car "le piéton se réjouit toujours, allant revigoré, renouvelé, le cœur dans la main et la main disponible"
   A vous "les pommes sur le bord de la route, et les baies, et la source et l’abri accueillant" N’hésitez plus, mettez vos pas dans les pas de John Burroughs.
   
   
   Vous avez compris que j’ai beaucoup aimé ce livre, j’ai parfois pensé à Jean Henri Fabre en le lisant, il va trouver place dans ma bibliothèque à côté de Walden et des Souvenirs entomologiques.

critique par Dominique




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