Lecture / Ecriture
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Lointains et Ghâzals de Jim Harrison

Jim Harrison
  De Marquette à Veracruz
  Faux soleil
  Lointains et Ghâzals
  L'été où il faillit mourir
  Sorcier
  En marge - Mémoires
  Julip
  Un bon jour pour mourir
  Dalva
  Retour en terre
  Lettres à Essenine
  Nord-Michigan
  Les jeux de la nuit
  Légendes d'automne
  Une odyssée américaine
  Grand Maître
  Péchés capitaux
  La Route du retour
  Nageur de rivière
  Le Vieux Saltimbanque

Auteur des mois d'avril et de mai 2006

Jim Harrison est né en 1937 dans le Michigan. Il a commencé à écrire dès l´adolescence, par conviction et par ennui, dit-il à peu près.
Il a fait des études de littérature et a commencé à publier de la poésie, puis, des articles, des scenarii, des recueils et ses premiers romans.
Alors qu´il avait débuté dans l´enseignement dans l´état de New York, il abandonne rapidement cette voie pour se consacrer uniquement à l´écriture, et retourner dans le Michigan.


Il est mort d'une crise cardiaque le 26 mars 2016, il avait 78 ans.

* Citations dans la rubrique "Ce qu'ils en ont dit"

Lointains et Ghâzals - Jim Harrison

Une poésie âpre et forte
Note :

   Jim Harrison est sans doute plus connu du public francophone pour ses romans et nouvelles que pour sa poésie, ce qui est paradoxal lorsque l'on sait qu'il est entré en littérature par la voie de la poésie et que celle-ci continue à représenter une part importante de son oeuvre. Les deux premiers livres qu'il a publiés étaient en effet deux recueils de poèmes, à l'inspiration autobiographique très marquée - "Plainsong" et "Locations" - et ils ont été suivis par plusieurs autres...
   
   "Lointains et Ghâzals" est en fait le troisième recueil de Jim Harrison. Publié après sa première incursion dans le domaine romanesque ("Wolf"), il témoigne d'une claire évolution en comparaison des deux recueils précédents. Jim Harrison a ici choisi de recourir à une forme traditionnelle de la poésie persane, le ghâzal qui repose sur des strophes brèves de deux vers, un ghâzal comprenant typiquement de quatre à six strophes. Alors que "Plainsong" et "Locations" faisaient la part belle à des textes dont la structure narrative était clairement perceptible, longues élégies ou au contraire brefs instantanés évoquant des souvenirs d'enfance, la mort brutale de son père et de sa soeur dans un accident de voiture ou encore des événements de sa vie quotidienne et les questionnements qu'ils suscitent, "Lointains et Ghâzals" nous offrent des poèmes beaucoup plus libres où les images se téléscopent dans un désordre qui rappelle le mouvement Beat, en dépit de la contrainte imposée par la rigidité formelle et la concision du ghâzal... La poésie de Jim Harrison recourt à une langue âpre, crue, parfois même violente, et le choc des images y ouvrent un bel espace d'exploration pour l'imaginaire du lecteur. Une belle découverte que j'ai bien envie de poursuivre plus avant.

critique par Fée Carabine




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