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Ados: Les étranges talents de Flavia de Luce de Alan Bradley

Alan Bradley
  Ados: Les étranges talents de Flavia de Luce
  Dès 12 ans: La mort n'est pas un jeu d'enfant

Ados: Les étranges talents de Flavia de Luce - Alan Bradley

Le Colonel (pas Moutarde) dans les concombres
Note :

   Thèmes: Années 50/ Crime et compagnie
   
   
   Quatrième de couverture:

   « En plein été caniculaire, le paisible manoir de Buckshaw est agité par de curieux événements : un oiseau mort, timbre collé au bec, est retrouvé devant la porte de la cuisine, un cadavre fait son apparition au beau milieu d'un plant de concombres, et le colonel de Luce, maître des lieux, n'est plus lui-même. Sa fille Flavia décide alors de mener l'enquête et va se retrouver plongée au cœur du passé tourmenté de son père. Véritable chimiste en herbe à l'esprit vif et imprévisible, ses lunettes rondes lui servent autant à attirer la compassion qu'à protéger ses yeux des projections d'acide, et nul ne peut résister à sa fabuleuse repartie... surtout pas ses sœurs.»

   
   
   Premier roman de la série Flavia de Luce.
   
   Comment résister à une telle couverture? Un mélange subtil entre l'univers de Tim Burton et celui de la famille Adams. Un univers fantastique et drôle. C'est un peu le genre de ce roman car "Les étranges talents de Flavia de Luce" est pétillant et dynamique à souhait.
   
   Notre héroïne n'a que 11 ans lorsqu'elle découvre la victime rouquine dans le potager de concombres. N'ayant pas encore rendu l'âme, celui-ci a tout juste le temps de s'écrier un "Vale" avant d'expirer, au plus grand désarroi de Flavia. Elle reconnaît la victime, qui peu de temps avant, avait eu une conversation envenimée avec son père. Flavia a des doutes sur la culpabilité de son père et décide de prendre les choses en main. Mais lorsque l'inspecteur Hewitt débarque au manoir Buckshaw, rien ne va plus. Entre l'oiseau mort retrouvé sur le pas de la porte et portant un timbre sur son bec, la part de tarte à la crème d'une cuisinière ratée qui s'évanouit comme par enchantement, c'est la catastrophe. Et le père de Flavia, encore empreint d'une douleur vive suite à la mort de sa femme, se laisse aller...
   
   Sous le soleil cuisant de cet été 1950, Flavia va prouver tous ses talents de détective en menant l'enquête avec ruse et ce brin d'espièglerie. Espionne en herbe, elle n'hésitera pas à fouiller, chercher, interroger pour découvrir l'identité de la victime. Et même avec tout ça, elle arrive à concocter une vengeance bien raffinée contre ses pestes de sœurs qui lui mènent la vie dure!!! Chimiste dans l'âme, elle exprime non sans amusement et ironie sa passion pour les poisons et son admiration pour les grands de la chimie. Sans oublier cette intrigue délicieuse et judicieuse qui tourne autour d'un timbre!
   
   On aimera cette ambiance british, entre délectation et élégance, ce côté policier à la Sherlock Holmes, ces références littéraires très bien exploitées et cette héroïne digne d'un roman d'Agatha Christie. Haute en couleurs, Flavia de Luce est une mademoiselle finaude et débrouillarde mais son côté excentrique l'emporte pour nous offrir des situations aussi truculentes qu'astucieuses. Un roman à savourer de toute urgence...
    ↓

critique par Laël




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Un bon petit polar pour tous
Note :

   
   Un manoir, un colonel veuf, trois filles, l'Angleterre d'après-guerre. Classique? Pas tant que ça quand on creuse un peu: le jardinier a des crises étranges, la cuisinières mitonne des tartes de destruction massive, le colonel sombre dans la philatélie et Flavia, la plus jeune des filles est une chimiste hors pair fascinée par les poisons qui, lorsqu'elle découvre un cadavre parmi les concombres du potager se lance dans une enquête rocambolesque. D'autant plus motivée que son père est le principal suspect et qu'elle n'a pas l'habitude de se mêler de ses affaires...
   
   Ou comment plonger dans la campagne anglaise des années 50. Pour son premier roman, Alan Bradley installe une ambiance délicieusement surannée qu'il s'emploie ensuite à dynamiter dans les règles de l'art avec sa miss Marple transformée en fillette dégourdie. Flavia fait un peu penser à d'autres héroïnes de la littérature policière pour la jeunesse, comme Enola Holmes par exemple. Elle en a l'indépendance, la volonté, le goût du risque. Mais elle a son petit caractère bien trempé, son insolence, sa naïveté parfois et ses réparties, ses relations pas piquées des hannetons avec ses sœurs, sa fidèle monture et son imagination débridée. De quoi charmer le lecteur quelque soit son âge qui la suit, parfois un peu agacé, parfois souriant.
   
   J'avoue avoir été amusée par l'approche sympathique de la chimie qu'elle permet avec ses expériences, son laboratoire et sa fascination pour les chimistes de tout poil auprès desquels elle puise son inspiration: on découvre les poisons, les contre-poisons, les expériences et leur lien avec la biologie, les plantes et un certain nombre d'autres petites choses. Et puis, la bibliothèque du village vaut quand même le détour... Et la philatélie qu'on découvre un peu au passage.
   
   Pas besoin de se le cacher, l'intrigue est assez simple, mais ce n'est finalement pas le plus important: on prend plaisir à découvrir la famille de Flavia, le village, le manoir. C'est bourré de rebondissements pas toujours très crédibles, plein d'humour et très plaisant à lire.
   
   Bref, un bon petit polar pour se détendre à découvrir en version adulte ou jeunesse!

critique par Chiffonnette




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