Lecture / Ecriture
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Le Secret de la Ferme-Grise de Mary Elizabeth Braddon

Mary Elizabeth Braddon
  Le Secret de Lady Audley
  Sur les traces du serpent
  Le Secret de la Ferme-Grise
  Henry Dunbar
  Lady Lisle

Pour cet auteur, voir aussi ici

Le Secret de la Ferme-Grise - Mary Elizabeth Braddon

Victorien à donf en diable!
Note :

   Je voulais lire un dernier Mary Elizabeth Braddon pour la route car je me régale avec ses gentils papas meurtriers et ses blondes angéliques empoisonnant de bon cœur leur petit mari. J'ai choisi un texte court avec "Le Secret de la Ferme-Grise".
   
   "Une pluie fine tombait sur les herbes touffues et sur la mousse des tombes du cimetière du village d'Olney-sur-Trent, dans le comté de Lincoln. De temps en temps, arrachée par la pluie incessante, une feuille se détachait d'une rangée de sycomores qui bordait le petit mur entourant le cimetière, et tombait tristement sur les pierres tumulaires placées sous les arbres."

   
   Ainsi commence cette novella de Mary Elizabeth Braddon.
   
   Ah ! Les joies du Roman Victorien! La douce quiétude de ses scènes champêtres, l'extraordinaire légèreté qui en émane, sans parler de ses héros vivant régulièrement des moments de bonheur euphorique et du temps presque toujours radieux (ainsi, dans Henry Dunbar, vous apprendrez qu'il peut faire une chaleur étouffante en Angleterre)! Je vous le dis: en cas de moral en baisse, rien de mieux qu'un bon Victorien pour vous remettre sur pied!
   
   "Le Secret de la Ferme-Grise" ne déroge pas à la règle et s'inscrit dans la lignée des romans victoriens où tout n'est que béatitude: tout commence avec l'enterrement de Martin Carleon, jeune fermier regretté par sa fiancée et son frère Dudley, qui est visiblement choqué par sa maladie et sa mort assez brutale. Héritant de la ferme, Dudley se voit contraint d'abandonner la carrière à laquelle il semblait promis, après avoir montré assez peu d'intérêt pour la propriété familiale. Contre toute attente, il parvient à gérer l'exploitation et à la rendre plus prospère que jamais, avec l'aide d'un intendant qui le suit partout. Dudley finit par épouser une jeune fille pleine de vie. Mais peu à peu, celle-ci se met à redouter les heures passées seule dans la maison. Y aurait-il un secret derrière la mort de Martin? Mes chers amis, malgré ce suspense insoutenable, je ne vous en dirai pas plus (car j'espère bien vous donner envie de lire Mary Elizabeth Braddon qui était une dame sans aucun doute exquise!).
   
   Ce livre très court se lit d'une traite; Braddon parvient en peu de pages à donner vie aux différents personnages concernés et à mener une intrigue assez solide sans perdre de vue le contexte et l'environnement, également bien rendus. Je préfère pour ma part mes deux lectures plus longues de Mary Elizabeth Braddon mais cette lecture est parfaite pour vous accompagner le temps d'un trajet ou pour passer le temps entre le thé et le dîner en cas de neige ou de pluie (phénomènes étrangers à la perfide Albion bien entendu).
   
   Mary Elizabeth Braddon, une Victorienne à consommer sans modération!

critique par Lou




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