Lecture / Ecriture
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Le rouge du péché de Elizabeth George

Elizabeth George
  Un goût de cendres
  Mal d'enfant
  Un petit reconstituant
  Anatomie d'un crime
  Pour solde de tout compte
  Le rouge du péché
  Le Cortège de la mort
  Juste une mauvaise action
  Une patience d'ange

Elizabeth George est une auteure américaine de romans policiers, née en 1949, dans l'Ohio.

Le rouge du péché - Elizabeth George

Essoufflement du récit
Note :

    C’est un gros livre. J’aime bien les gros livres - et les romans policiers - et Elizabeth George en général.
   J’aime son classique duo de policiers: l’inspecteur Thomas Lynley , comte anglais, beau, élégant, riche, bon, l’homme idéal, quoi, et le sergent Barbara Havers, banlieusarde célibataire à vie, mal fringuée mais très dévouée et efficace.
   
   Ici, au début, l’inspecteur est K.O. anéanti, Il erre, seul et sale, le long des côtes de Cornouailles, sans but, sans envie: sa femme vient d’être assassinée. Il a tout laissé tomber de sa vie antérieure et principalement son métier. Il recherche le vide, l’anéantissement. Il est proche du suicide. C’est alors qu’il tombe soudain sur le corps d’un jeune escaladeur mort au pied d’une falaise et c’est là que l’enquête commence et où l’homme en perdition rejoint la civilisation, soit une petite station balnéaire où l’on aime pratiquer le surf.
   
   J’ai beaucoup aimé le début de l’histoire. Tout est en place pour un bon policier comme je les aime: rythmé et palpitant. Les personnages sont attachants. Ils ont tous leurs faiblesses. Aucun n’est vraiment mauvais.
   
   Le titre: "Le rouge du péché" évoque les sentiments de honte, de remords, de punition qui animent les habitants du village. Leur passé les poursuit: paternité obsessionnelle et amour maternel défaillant. Tout le monde souffre car tout le monde s’aime et tout le monde se déteste tour à tour. Le milieu de l’action est celui du surf, aussi bien des sportifs que des fabricants de planches et c’est intéressant!
   
   Mais vers la moitié du livre j’ai commencé à m’ennuyer. Le récit traînait, les personnages ne me surprenaient plus, sauf la mère nymphomane si pitoyable. Mon plaisir de lectrice reste donc mitigé.
   
   
   En exergue : « Si en vérité tu es mon père, alors tu as souillé ton épée dans le sang de ton fils. Et tu l’as fait par ta propre obstination. Car j’ai cherché à te transformer en amour. » (extrait du Shahnameh)
   
   1ères phrases :«Il trouva le corps le quarante-troisième jour de sa randonnée. C’était alors la fin avril mais il n’en avait qu’une très vague idée ».

critique par Mango




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