Lecture / Ecriture
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Rome, Naples et Florence de Stendhal

Stendhal
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Stendhal, de son vrai nom Marie-Henri Beyle, est né le 23 janvier 1783 à Grenoble et mort le 23 mars 1842 à Paris.

Rome, Naples et Florence - Stendhal

Pas tout à fait le guide du routard...
Note :

   Tous les amoureux de l’Italie ont rêvé de se retrouver au temps du «Grand Tour» où tous les jeunes gens fortunés déboulaient en Italie pour admirer monuments et peintures et se gaver de soleil et de douceur de vivre.
   Prendre Stendhal pour cicérone c’est découvrir une Italie mythique, un pays idéal «L’Italie était pour Stendhal le pays où son âme pouvait flamboyer librement et exprimer toutes les palettes de ses émotions.»
   
   Il s’approprie l’Italie fréquente les lieux élégants, cultivés, l’opéra, les ateliers des peintres mais aussi les réceptions du moment
   Il nous donne rendez-vous au Duomo de Florence, à la Scala de Milan, à Pompéi ou sous les arcades de Bologne.
   On l’envie quand il dit visiter seul les loges de Raphaël ou quand il évoque sa lecture de Gibbon «in situ» dans les Thermes de Caracalla.
   Sa flânerie est toujours pleine de noblesse, parfois de volupté (ah les Corrèges) ou de charme agreste lorsqu’il écoute les cigales du Pincio.
   Pourtant attention de ne pas confondre ce livre avec un guide, on est loin du Baedeker, rien de descriptif ici, rien de clair et précis, tout est affaire d’émotions, de sensations, d’évocations. Les fresques, qu’il ne décrit pas, sont «touchantes» un jardin est dit «délicieux» et la cathédrale de Milan «La gaieté d’un cœur mélancolique» et il peut s’étendre sur la mauvaise humeur des habitants ou le regard des moines dans une procession!
   
   Son ironie parfois grinçante vient tempérer ce qui pourrait être un catalogue d’éloges, amoureux des contradictions et très très peu des détails, Stendhal n’hésite pas à sauter même totalement certains hauts lieux comme Saint Pierre de Rome.
   Dans ce journal de voyage curieusement la musique, la peinture sont omniprésentes mais la littérature est pratiquement absente.
   
   Ce livre a remplacé dans ma bibliothèque mon vieil exemplaire en édition Folio, tout craquelé et jauni.
   Quel plaisir! Chacun des textes de Stendhal est illustré par la peinture correspondante d’un peintre contemporain de l’écrivain.
   Nous voyons ce que voyait l’écrivain, qu’il évoque l’opéra, un monument, un lieu ou un paysage.
   Du même coup le côté «recueil de sensations» du livre de Stendhal est pleinement mis en valeur par ce choix de peintures, ces regards croisés qui sont fascinants et donnent toute sa plénitude à ce livre magnifique.
   
   361 peintures retenues parmi plus de 6000 consultées, 40 peintres de toute l’Europe car les peintres de l’époque faisaient tous le voyage vers l’Italie.
   Une iconographie somptueuse et une préface éclairante de Philippe Berthier grand spécialiste et biographe de Stendhal font de ce livre «une fête totale du corps et de l’esprit» pour le dire comme Stendhal.
   Un très beau cadeau à faire ou à se faire

critique par Dominique




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