Lecture / Ecriture
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Ados: Frisson de Maggie Stiefvater

Maggie Stiefvater
  Ados: Frisson
  Dès 09 ans: Pip Bartlett et les créatures magiques

Ados: Frisson - Maggie Stiefvater

Variation sur le thème du loup-garou
Note :

   Grace, 17 ans, vit dans une petite ville du Minnesota, aux abords d'une forêt. A 11 ans, elle a été attaquée par une horde de loups mais elle a été sauvée par l'un des loups de la bande et a survécu à ses morsures. Les années ont passé, et un lien étrange s'est créé entre la jeune fille et ce loup, qui rôde autour d'elle en hiver et semble veiller sur elle de loin. Lorsque Jack, un camarade de Grace, est retrouvé mort, déchiqueté à mort par des loups, la ville lance des chasseurs à travers la forêt. Affolée, Grace tente d'empêcher la chasse, et retrouve sur le perron de sa maison un jeune homme dont le regard ressemble étrangement à celui de son loup...
    
   Enième variation autour du mythe du loup-garou revisité pour les ados en mal de romance soft, j'ai entamé "Frisson" toute prête à me laisser convaincre (je suis parfois une lectrice facile, happy few de mon cœur) et je n'ai été qu'à moitié convaincue. Le roman m'a bien plu par son utilisation d'un certain ton tragique puisque le couple formé par Sam et Grace semble dès le début voué à l'échec: elle est humaine, il est loup n'ayant plus qu'une saison à vivre en tant que semi humain avant de rejoindre définitivement la forêt et il n'existe pas de cure. Cette menace a priori inéluctable teinte toutes leurs actions et ils s'aiment un peu envers et contre tout, sachant qu'ils vont se perdre, et le ton du roman est à l'unisson de cette histoire d'amour, triste et plein de regrets non formulés. Et le personnage de Sam, garçon maltraité devenu un adolescent secret, qui lit beaucoup, écrit des chansons et voue un culte à Rilke, est pour beaucoup dans l'intérêt que l'on a à lire ce premier opus, même si le monde mis en place manque un peu de consistance (en même temps, toutes ces histoires avec des lycéens qui font leurs devoirs et assistent aux cours de chimie commencent à me lasser sérieusement).
   
   Malgré une fin que j'ai trouvé facile, j'ai donc entamé "Fièvre"* relativement confiante pour découvrir rapidement que tout ce qui était bancal dans le premier opus était décuplé dans le deuxième. "Fièvre" souffre en effet de deux gros problèmes de construction: l'histoire est le miroir inversé de "Frisson" et le propos est dilué dans la multiplication des points de vue (quatre contre deux dans le premier), comme si l'auteure avait tenté de pallier l'absence d'imagination par le rajout artificiel et assez plat de l'histoire d'un autre couple. J'ai eu un mal fou à le terminer et je ne lirai pas le troisième de cette série finalement assez plate, qui plaira peut-être aux adolescentes qui n'ont plus rien à lire et se languissent d'Edward.
    
   
   * "Fièvre" = le tome 2 (si vous y tenez vraiment)

critique par Fashion Victim




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