Lecture / Ecriture
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Dès 09 ans: Babyfaces de Marie Desplechin

Marie Desplechin
  Dès 10 ans: Verte
  Dragons
  Les yeux d'or
  Dès 10 ans: Pome
  Ados: Jamais contente - Le journal d'Aurore
  Danbé
  Dès 09 ans: Babyfaces
  Sans moi
  Dès 10 ans: Mauve
  D comme: Le Journal d'Aurore T1
  La vie sauve

Marie Desplechin est une journaliste et écrivaine française née en 1959.

Dès 09 ans: Babyfaces - Marie Desplechin

Faire de sa faiblesse une force
Note :

   Thèmes: Sport, Ecole, Exclusion
   
   
   Mot de l'éditeur :
   
   À l’école, personne n’aime Nejma. Elle est nulle, méchante, moche et mal habillée. En plus, elle crache par terre. Mais on ne lui dit jamais rien, parce que tout le monde sait qu’il ne faut pas pousser à bout une personne qui n’a rien à perdre. Aussi, le jour où Jonathan Suyckerbuck, grand amateur de catch, est retrouvé inconscient derrière la porte de la cantine, c’est Nejma qu’on accuse. Elle a beau se défendre, personne ne la croit. Elle fait une coupable idéale.Mais Nejma n’est pas aussi seule qu’elle veut bien le croire. Au tour de son voisin et ami Rajanikanth, alias Raja, alias Freddy, de faire quelque chose pour Nejma,elle qui l’a toujours protégé.Sans oublier Isidore, le vigile du supermarché dans lequel Nejma se réfugie après les cours. Isidore estime Nejma. Il la voit différemment. Il a même prononcé ces mots magiques: "Tu n’es pas grosse. Tu es puissante."
   
   Marie Desplechin nous régale de portraits attachants, atypiques et pourtant tellement proches de notre quotidien. "Babyfaces" a pour trame romanesque la scolarité et l'exclusion. C'est le cas de Nejma. Tous les élèves ont peur d'elle, les professeurs l'évitent en la mettant tout au fond de la classe. Grosse, considérée comme violente, on la fuit comme la peste. Nejma ne fait rien pour remédier à son image: racketteuse de goûter, elle traîne dans les rues et son langage laisse à désirer. Enfant d'une mère célibataire souvent absente, Nejma est l'élève type, classée dans la catégorie des échecs scolaires et des enfants en difficulté. Puis une école de catch ouvre ses portes dans le quartier, à proximité de l'école. Les élèves enthousiastes n'ont plus que ce mot à la bouche et en récrés on imite l'undertaker et les grands catcheurs. Seulement lorsqu'un élève ne se relève plus et que Nejma par manque de chance se trouve être au mauvais endroit, au mauvais moment; on ne cherche pas à comprendre et on l'accuse de l'accident...
   
   J'ai adoré "Babyfaces" car il faut reconnaître que Marie Desplechin est un auteur remarquable. Son écriture est pimpante et son humour reste frais. Il y a Isidore, le vigile du supermarché qui remarque Nejma et l'encourage à faire du sport, à sortir de cette spirale dans laquelle elle se laisse volontairement enfermer. Il y a Raja, élève discret, seul ami de Nejma. Il y a la directrice d'école qui s'indigne de l'arrivée d'une école de catch et refuse ce sport violent.
   
   Marie Desplechin dresse une peinture contemporaine de la scolarité avec des sujets importants tels que l'exclusion, le sport à l'école et la montée en puissance de ce phénomène: le catch. Il en ressort un roman intelligent, qui fera réfléchir sur les jeux entre écoliers, le danger qu'ils peuvent courir à imiter leurs idoles, sur le rôle des instituteurs. Un roman bourré d'humour, de péripéties, de recherche d'identité. J'ai passé un très bon moment de lecture ponctué par-ci par-là de rires...

critique par Laël




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