Lecture / Ecriture
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Métro pour l'enfer de Vladimir Volkoff

Vladimir Volkoff
  Métro pour l'enfer

Métro pour l'enfer - Vladimir Volkoff

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Note :

   Un des romans de science fiction qui m'a fortement marqué il y a très longtemps, mais dont j'ai complètement oublié la trame. J'avais également perdu le nom de l'auteur! Ce roman a obtenu le prix Jules Verne en 1963! C'était vraiment jadis, même si ce livre se déroule dans le futur!
   
   Nous sommes en l'an 15536 de l'ère "Psi " dans un monde souterrain et mystérieux, un endroit peu réjouissant à vrai dire.
   
   Plusieurs narrateurs, enfin leurs Mnémos-enregistrements: Petit Nicolas, soldat violoniste, vivant. Interrogé au laboratoire "Léthéville ". Il a été attiré ici bas (c'est le moment de le dire) par Marie-Anne, l'amour de sa vie, morte depuis quelques temps. Le voila accompagné de son instrument favori au royaume des morts avec une fiancée blafarde!
   Nattier Marie-Anne, morte (nécrozone), mais semble éprouver encore quelques sentiments humains dont l'amour pour Nicolas et se souvient de sa vie en surface.
   Mauvisage Henry aventurier, mort (nécrozone). Passant les épreuves pour connaître son grade en Nécrozonie au laboratoire spécial des Champs-Elysés. De cercles en sections la sélection le transforme en une entité mi-homme, mi-robot, seule une parcelle de lucidité lui indique sa conduite et une certaine retenue. Pour un temps seulement, car du fait de ses compétences très particulières, il retourne à la surface négocier avec le gouvernement français.
   Bar Bathilde, directrice d'un centre de transfusion sanguine, vivante. Condamnée à mort au laboratoire spécial du Prince de Lumière-gloire à lui. Enlevée en surface, car elle se montrait un peu curieuse sur certains achats en grandes quantités de poches de sang. Elle est sauvée in extrémis pour devenir concubine du dit Prince de Lumière-gloire à lui.
   Le prince-gloire à lui, prénommé Bob-honte à lui, est un tantinet ridicule lui aussi, surtout qu'il faut qu'il assure sa descendance, car il est bien vivant.
   Parmi les personnages rencontrés dans l'au-delà, Sacha Guitry, François Mauriac, Curnonsky qui bien entendu se plaint de la qualité de la nourriture!
   
   Dans ce livre comme dans pratiquement tous les autres traitant du monde futur, l’existence n'est pas particulièrement réjouissante! Même pour les morts pour qui la vie (?) souterraine  est encore plus dure que l'existence en surface et surtout beaucoup plus longue! Bref pratiquement tout le monde souhaite la mort, mais la vraie et la définitive, le zéro absolu!
   
   Un monde de morts-vivants ou l'inverse peut-être un peu à l’instar de l'enfer de Dante ou les personnages sont aspirés dans un cercle sans fin .
   
   Agréable mais sans plus. Dommage, car la première partie du récit est très intéressante, mais   quelques péripéties surtout vers la fin sont un peu cousues de fil blanc.
   
   Dorénavant lorsque j'irai à Paris, je me méfierais des dernières stations de la ligne! Par exemple je descendrai à Croix de Chavaux et non pas à Mairie de Montreuil ! Endroits que j'ai beaucoup fréquentés dans ma jeunesse.
   
   
   Extraits :
   
   - Moi, personne ne m'attendait jamais.
   
   - Contre mon épaule, elle était si légère, Marie-Anne! Bien plus légère encore que par le passé.
   
   - Et, sur des panneaux bleus, s'inscrivait en lettres blanches, carrées, le nom du dépôt: Léthéville .
   
   - Mademoiselle le docteur, votre boîte doit être la Société Anonyme Des Morts Et Des Ressuscités!
   
   - Tu vois, petit, on ne vieillit pas. C'est le seul avantage de la situation. Et on s'en lasse vite.
   
   - Les savants, monsieur Mauvisage, ont découvert ce que les prêtres de toutes les religions savaient de toute éternité: la chair veut être punie dans la chair.
   
   - Il me restait deux moyens: on devine lesquels.
   
   - Décidément, je ne me sentais pas en sécurité dans la saleté des vivants.
   
   - Pendant qu'il prenait des papiers, feuilletait un livre ou deux pris au hasard sur ses rayons, et je m'étonnais que j'eusse pu jadis aimer des livres: moins que le sang, moins que les femmes, mais, tout de même je les avais aimés.
   
   - Ainsi donc, concubinage blanc?
   
   - Il semblerait que, en dehors de l'adénosintriphosphate et du sang frais, elle ait absorbé un autre élément, un élément inconnu.
   De l'amour.

critique par Eireann Yvon




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