Lecture / Ecriture
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Lecture – Journal littéraire de Michel Crépu

Michel Crépu
  Lecture – Journal littéraire
  En découdre avec le pré - sur Philippe Jaccottet

Critique littéraire et directeur de la Revue des deux Mondes, Michel Crépu est aussi écrivain, à la fois romancier et essayiste. Il a notamment publié "Le Tombeau de Bossuet" qui a reçu le Prix Fémina de l'essai et le Grand Prix de l'Académie Française.
Il participe au Masque et la Plume.

Lecture – Journal littéraire - Michel Crépu

Vous n'en avez pas fini avec la lecture
Note :

   J’avoue j’aime ce genre de livre, j’aime confronter mes impressions et mes agacements. J’aime par quelques mots me souvenir d’un livre lu avec bonheur, éprouver l’envie irrépressible de le rouvrir. Quelques mots qui à eux seuls me font revoir une scène, un paysage, et à nouveau savourer le livre en question.
   
   Michel Crépu fait partie des accompagnateurs de ce genre de promenades littéraires, comme Maxime Cohen, comme Charles Dantzig quand il ne bâcle pas ou comme Angelo Rinaldi.
   
   Chez Crépu j’aime l’éclectisme des chroniques, le parti pris et surtout la formidable diversité qui va de Soljenitsyne à Jaccottet, de Plotin à Pline le Jeune, de Roth à Dumas.
   
   J’ai aimé les petits à-côtés: musique, métro, campagne, qui parsèment le journal, ils rendent le ton moins cérémonieux, moins sérieux et témoignent de la formidable liberté de Michel Crépu.
   
   J’aime aussi cette honnêteté qui lui fait dire qu’il n’aime pas vraiment Stendhal et parlant de "L’homme sans qualité" de Musil "Je n’ai jamais eu la patience — je veux dire le désir — de le lire jusqu’au bout" ou encore en réaction à une certaine intelligentsia parisienne qu’il aime Le Clézio.
   
   J’aime ses petites phrases qui font mouche et qui me plaisent même quand elles visent des auteurs que j’aime "l'abbé Onfray" et dont il se moque et plus encore quand elles m’invitent à lire ceux qui font partie de ses amis de toujours: Pline le Jeune, Voltaire, Bossuet.
   J’ai partagé son admiration quand il propose "Ecoutons avec l’auteur de Walden ou la Vie dans les bois un arbre s’effondrer" ou quand il parle de "La colossale traduction du Zibaldone de Léopardi" qui fait partie des livres que j’ouvre souvent. Et il m’a amusée quand il décide de faire un jour une "Orgie soudaine de Dumas ".
   
   Cet homme lit toujours et partout: dans les trains, les avions, en Bourgogne ou à Istanbul. Il emprunte les voies du moment: Littell, Houellebecq, Roth, mais aussi des chemins de traverse vers les auteurs qu’il aime, qu’il lit et relit au fil des années: Chateaubriand, Sainte Beuve, ou Proust.
   
   Ce journal littéraire publié dans la "Revue des deux mondes" au fil des mois et rassemblé ici nécessite en même temps l’achat d’un petit carnet pour noter toutes les références accumulées au fil des pages (pour moi ce n’est pas moins de 20 titres notés) et rassemblées sur onze pages de bibliographie.
   
   C’est dire qu’avec ce livre vous n’en avez pas fini avec la lecture.

critique par Dominique




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