Lecture / Ecriture
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Le pays oublié du temps de Xavier-Marie Bonnot

Xavier-Marie Bonnot
  Le pays oublié du temps
  Premier homme

Le pays oublié du temps - Xavier-Marie Bonnot

Papou quoi ?
Note :

   Très déçue par toute une série de polars je n’avais plus rien lu depuis des semaines. Et voilà un bon livre du genre que je vous recommande.
   
   Tout d’abord dire qu’il s’adresse à ceux et celles qui aime les bonnes histoires, bien ficelées, des personnages bien campés qu’on ne détesterait pas rencontrer à nouveau au détour d’un livre.
   Un récit qui va vous emporter de Marseille en Papouasie....où ça?? oui en Papouasie Nouvelle-Guinée, je vous avoue que j’ai fait une petite recherche géographique car si je situais bien ça dans l’Océan Indien après... c’était nettement plus flou.
   
   Tout commence en Nouvelle- Guinée en 1936, deux explorateurs, Robert Ballancourt et Fernand Delorme remontent des rivières, sont accueillis dans des villages, ils sont à la recherche d’objets rares et surtout de têtes, de crânes, car ils sont ici au pays des coupeurs de têtes et accessoirement au pays des cannibales.
   
   Un grand bond dans le temps pour nous retrouver à Marseille, au domicile de Fernand Delorme qui vient d’être assassiné. Michel de Palma, dit "Baron" flic très compétent et amateur d’opéra, est chargé de l’enquête.
   Très vite l’enquête va s’orienter vers le marché de l’art et ses circuits parallèles. Ce n’était que le premier meurtre, d’autres vont suivre.
   
   
   Voilà la trame, elle va vous faire voyager du Musée des Arts Premiers aux quartiers si pittoresques de Marseille, de Freud aux peuplades d’Océanie, de la goélette la Marie-Jeanne, à Port Moresby.
   
   C’est intelligent, stimulant, Lévi-Strauss dans un polar ce n’est pas courant et ça déclenche la curiosité. 
   
   Un seul conseil : embarquez sur la Marie-Jeanne vous ferez un voyage très sympathique. Moi j’ai déjà prix un ticket pour les autres polars de l’auteur.
    ↓

critique par Dominique




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La malédiction des ethnologues
Note :

   En 1936 deux explorateurs, Robert Ballancourt et Fernand Delorme, font route à bord de la Marie-Jeanne, un superbe voilier, en Nouvelle Guinée sur le fleuve Tepik. Ils recherchent des objets particuliers, des têtes réduites et décorées, des trophées mais aussi des têtes d’ancêtres. Le voyage les entraîne chez des tribus papoues qui n’ont pas encore vu d’hommes blancs…
   
   Bien plus tard l’un de ces explorateur qui termine paisiblement sa vie à Marseille, entouré de ses objets préférés, trouve la mort d’une façon étrange. On lui a percé le front d’un morceau de flèche. Une citation concernant la vengeance des fils à l'encontre des pères, figure sur le cadavre en guise de signature...
   
   Une tête réduite d’ancêtre, la plus précieuse de sa collection, a été volée.
   
   Le commissaire de Palma, proche de la retraite, est chargé de l’affaire. La victime, Delorme, n'avait déjà plus de fils, mais une petite fille, Béatrice, ethnologue comme son grand-père...
   
   Bientôt d’autres ethnologues, à Paris, cette fois, vont subir le même sort.
   
   De Palma soupçonne un trafic d’objets d’art, et une vengeance mais ne sait de qui elle pourrait venir.
   
   La petite fille de Delorme l’entretient des voyages de son grand-père. Il serait revenu au début des années 60 dans les contrées déjà explorées, pour des missions passionnantes mais dangereuses…
   
   L’auteur se tire bien d’un sujet qui attire par son exotisme, et sur lequel il s’est documenté suffisamment pour être crédible. L’intrigue aussi est bien conduite, cohérente, les personnages intéressent. Sauf que la vie privée de Palma, amateur de boulangère et de pâtisseries, non intégrées à l’histoire principale, apparaît vraiment superflue et sans relief. Mais il ne s’agit que d’une vingtaine de pages sans importance!
   
   Quand aux têtes réduites, à présent, elles me fascinent. J'en ai contemplé une bonne dizaine sur Internet. Comment ai-je pu ignorer cet art aussi longtemps?

critique par Jehanne




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