Lecture / Ecriture
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Les témoins de la mariée de Didier Van Cauwelaert

Didier Van Cauwelaert
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Ecrivain français, né en 1960, il a reçu le Prix Goncourt en 1994 pour "Un aller simple" .
Il a également écrit des pièces de théâtre et travaillé pour le cinéma en tant que scénariste ou réalisateur.

Les témoins de la mariée - Didier Van Cauwelaert

Roman brind’zingue
Note :

   Didier Van Cauwelaert signe toujours des romans à la limite du réel, du plausible. En tous cas, toujours "overdosés" à l’imagination. C’est évidemment encore le cas avec ces "témoins de la mariée".
   
   Fantaisie et originalité au pouvoir, c’est certain, mais qu’est-ce qui laisse cette impression de vacuité la dernière page tournée? Van Cauwelaert pêcheur en eaux troubles, pas forcément en eaux profondes? C’est peut-être ça. Manque de profondeur. Comme au rugby où, pour qu’une attaque puisse se déployer, il faut que intervenants prennent de la profondeur pour autoriser le maximum de variations possibles. Didier Van Cauwelaert joue trop "à hauteur", probablement! out au moins ici.
   
   Le roman démarre sur les chapeaux de roues – si l’on peut dire puisque le protagoniste qui fédère tous les autres meurt dans un accident de voiture la veille de son mariage. Et tant qu’à faire, il ne s’agit pas de n’importe qui… C’est que Marc est un photographe célèbre et adulé, homme à femmes, qui a surpris ses quatre amis en leur annonçant son mariage avec Yun-Xiang, une beaucoup plus jeune chinoise que lui, qu’il tire littéralement d’une espèce d’esclavage. Les quatre amis promus aux rôles de témoins doivent brutalement gérer la situation. Yun-Xiang arrive en droite ligne de Shanghai. Elle arrive pour se marier avec Marc, ne connait a priori personne et probablement pas le français…
   
   Inutile de préciser que ça ne va pas exactement se dérouler ainsi. Yun-Xiang n’est pas tout à fait la chinoise inculte, naïve et déboussolée à laquelle ils s’attendaient… C’est que c’est Didier Van Cauwelaert qui a créé les personnages! Autant s’amuser. D’autant qu’il a quelque chose derrière la tête, le Didier Van Cauwelaert! Après, on peut trouver cela vain, facile… ? Ce n’est pas vain, c’est brillant d’imagination. Ça manque sûrement de profondeur.
   
   Tout bon amateur de rugby le sait: attaquer à plat conduit rarement à planter un essai!

critique par Tistou




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