Lecture / Ecriture
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J'ai déserté le pays de l'enfance de Sigolène Vinson

Sigolène Vinson
  J'ai déserté le pays de l'enfance
  Le caillou
  Courir après les ombres
  Bistouri blues

Sigolène Vinson est une auteure française née en 1974.

J'ai déserté le pays de l'enfance - Sigolène Vinson

Pas convaincue
Note :

   Rentrée littéraire 2011
   
   
   Présentation de l'éditeur
   
   "Je rêve d’autre chose…
   La vie d’adulte, en nous mettant un métier et un salaire entre les mains, brade nos souvenirs, remise nos idéaux, raille nos folies de jeunesse. Un jour pourtant, l’enfance se rappelle à nous, cette époque où l’on était quelqu’un, où l’on était sûr de le devenir.
   Avocate à Paris, S. V. supporte de plus en plus mal les compromis, les trajets en métro, les ciels gris et sa robe noire.
   Loin, à la Corne de l’Afrique, il y a Djibouti, qu’elle a déserté à la fin de l’enfance. Le pays des braves, des pêcheurs, des bergers, de la mer et du vent. Une terre d’aventuriers où séjournèrent Arthur Rimbaud, Henry de Monfreid, où l’on raconte qu’accosta Corto Maltese. Un ailleurs où elle doit revenir pour ne pas mourir bête, pour ne pas mourir singe, le pays du premier homme, des origines et des possibles."

   
   
   Parce qu'elle défend les intérêts d'une société informatique alors que son éthique voudrait qu'elle soit plutôt du côté de l'employé qui va se faire entuber, la narratrice s'offre une magnifique crise d'angoisse et un petit séjour dans un centre psychiatrique.
   
   Un pied dans son enfance-paradis-perdu à Djibouti, un pied dans le monde des adultes où elle refuse de sacrifier ses idéaux, la voici réduite à faire le grand écart, ce qui n'est guère confortable, vous l'admettrez... Son séjour dans un centre où elle est la seule à ne pas prendre de médicaments lui ouvrira-t-il les yeux?
   
   Si l'évocation de l'enfance et les tergiversations morales de l'avocate ne m'ont pas totalement convaincue, trop convenues à mon goût, l'évocation des malades mentaux et de la vie dans ce centre psychiatrique en plein cœur de Paris m'a totalement enthousiasmée. à la limite, j'aurais même préféré que la narratrice y séjourne un peu plus longtemps pour apprécier encore plus cette galerie de portraits sensibles et pleins d'humanité. Une réussite en demi-teinte donc.
    
   190 pages où j'aurais bien aimé que la mère ne parle pas sans cesse EN MAJUSCULES! Même si je vois très bien ce que l'auteure veut dire.

critique par Cathulu




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