Lecture / Ecriture
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Encore un verre avant de partir de Brendan Behan

Brendan Behan
  Un peuple partisan
  Encore un verre avant de partir

Ecrivain irlandais (1923/1964)

Encore un verre avant de partir - Brendan Behan

Il n’y en avait hélas, jamais un seul !
Note :

   Brendan Behan (1923/1964) est un des premiers écrivains irlandais que j’ai découvert, il y a de nombreuses années.
   
   Un personnage truculent, digne représentant des faubourgs de Dublin (du vieux Dublin). Farouche gaélisant et républicain, il connut les prisons anglaises et irlandaises. Le succès le rendit ingérable et il mourut de diabète aggravé par une consommation immodérée d’alcool.
   
   Ce livre est un recueil d’articles du journal " The Irish Press " et Behan donne un cours de "Behanese", jargon de Dublin, chansons républicaines (il était un chanteur à voix, aviné, mais à voix).
   
   Un brave homme doit rapporter un cercueil, mais c’est la nuit de Noël! On peut lire également un dialogue pour le moins bizarre sur la littérature, on participe à un trafic de navets entre le Nord et le Sud! «Vive les chanteurs de ballades» est un texte sur la musique dans les pubs de Dublin. Avec un hommage final à Sean O'Casey.
   
   Un policier rentre après la fermeture dans un pub, trois hommes boivent, le patron prétexte un départ pour Lourdes le lendemain. Magnanime, il ferme les yeux, trois autres arrivent "Non, nous n’allons pas à Lourdes, mais à Knock" (équivalent irlandais de Lourdes).
   Un humour dublinois féroce par instant, mais profondément humain. Un personnage récurent est Crippen que l'on retrouve de-ci de-là, sorte de titi dublinois qui, bien évidemment, n'a pas sa langue dans sa poche!
   
   Brendan aimait la France, Paris et aussi ses boissons alcoolisées. La preuve, une de ses chroniques se nomme "Le meilleur vin rouge" , il assure également avec cet aplomb qui le caractérise qu'il a été apparenté à un Alsacien! Ou alors, il assure également qu'il fut le témoin oculaire la mort de son père pendant la guerre, dans les Dardanelles.
   
   Venez rire avec Brendan, chantez avec lui, relisez " Borstal Boy", "Confessions d’un rebelle irlandais".
   
   Un des personnages les plus attachants de la littérature irlandaise, malheureusement le succès, le diabète et l’alcool causèrent sa perte.
   
   Slainte is tainte agus go raibht agat Brendan.
   A ta santé et merci Brendan.
   
   
   Extraits :
   
   - J'ai un gars ici qui vagabondait là-bas dehors, et qui prétend avoir perdu un cercueil.
   Ce n'est pas du tout impossible, dit le brigadier, parce que nous nous venons d'en trouver un. Le voilà là-bas debout derrière la porte
   
   - Son fils, Paddins, était une sorte de néo-ancien membre de l'IRA et s'habillait en conséquence.
   
   - Ils me demandent si je connais les lys de Joyce. Je leurs réponds que je ne pourrais pas les connaître, vu que je ne connais pas le bonhomme.
   
   - Je ne suis pas un écrivain qui a un problème d’alcool, mais un alcoolique qui a un problème d’écriture.
   
   -Pendant les pogroms anti-catholiques de Belfast, chanson des rues.
   " Sortez et faites sonner vos poubelles".
   
   -Le gars de Belfast était un ivrogne d’une certaine classe, dont les idées politiques étaient purement alcooliques.
   
   - Ce qui rend un Irlandais envieux des Français, c'est de l'université de leur culture.
   
   - On est bien en Irlande du Nord, non?
   Pas ici. Ici, c'est l'Irlande du Nord du Sud.
   
   - Je fus élevé comme un pur Dublinois.
   
   

   Titre original : Hold Your hand and have Another. (1963)

critique par Eireann Yvon




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