Lecture / Ecriture
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Claude Gueux de Victor Hugo

Victor Hugo
  Le dernier jour d’un condamné
  Bug-Jargal
  Notre-Dame de Paris
  Les Travailleurs de la Mer
  L'Homme qui rit
  Claude Gueux
  Han d'Islande
  Ruy Blas
  Quatrevingt-treize
  Le théâtre en liberté
  Mille francs de récompense
  L'intervention
  Han d'Islande

Victor Hugo, né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris, est un poète, dramaturge et prosateur romantique considéré comme l’un des plus importants écrivains de langue française. Il est aussi une personnalité politique et un intellectuel engagé qui a compté dans l’Histoire du XIXe siècle.
(Wikipédia)

Sa biographie en bande dessinée ici.

Judith Perrignon a fait de sa mort le sujet de son roman "Hugo vient de mourir".

Claude Gueux - Victor Hugo

Plaidoyer contre la peine de mort
Note :

   Claude Gueux participe de la même inspiration que «Le dernier jour d’un condamné». Victor Hugo nous raconte une histoire, appuyée sur une affaire réelle dans ce cas, pour démontrer, ou au moins mettre en scène ses arguments pour l’abolition de la peine de mort. Dans l’édition que j’ai «écoutée» (audiolivre), «Claude Gueux» était doublé d’un discours de Victor Hugo à l’Assemblée Nationale pour l’abolition de la peine de mort.
   
   " ...Un homme nommé Claude Gueux, pauvre ouvrier, vivait à Paris en 1831. Il avait avec lui une fille qui était sa maîtresse et un enfant de cette fille... Il était capable, habile, intelligent, fort mal traité par l'éducation, fort bien traité par la nature, ne sachant pas lire mais sachant penser. Un hiver, l'ouvrage manqua. L'homme, la fille et l'enfant eurent froid et faim. L'homme vola. Il en résulta trois jours de pain et de feu pour la femme et pour l'enfant et cinq ans de prison pour l'homme. Il fut envoyé faire son temps à la Maison Centrale de Clairvaux. On va voir ce que la Société en a fait."

   
   Je ferais la même réflexion que pour «Le dernier jour …»: la puissance de feu de Victor Hugo au service de la cause abolitionniste de la peine de mort. Limite du genre; on juge un peu selon ses convictions. On va abonder à la moindre trouvaille si l’on est abolitionniste, on va chercher la bébête si l’on est partisan de la peine de mort.
   
   Encore que l’histoire est plus troublante ici: il y a un réel acharnement du Directeur de la Centrale de Clairvaux, dans la version scénarisée de Hugo, sur Claude Gueux, pour le mettre dans la souffrance, pour lui interdire le moindre répit, le moindre aménagement de son malheur pour supporter sa peine. Acharnement qui se termine par le meurtre du Directeur par Claude Gueux, dans un acte qui aurait pu être jugé avec les circonstances atténuantes de victime de harcèlement d’une part et de bonne conduite en prison d’autre part. C’est là que commence le plaidoyer, quand l’histoire est pliée, le meurtre accompli …
   
   Victor Hugo y met tout son talent, toute sa véhémence, mais l’exercice est par trop dichotomique. Gentil Gueux contre méchant Directeur.

critique par Tistou




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