Lecture / Ecriture
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Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo

Victor Hugo
  Le dernier jour d’un condamné
  Bug-Jargal
  Notre-Dame de Paris
  Les Travailleurs de la Mer
  L'Homme qui rit
  Claude Gueux
  Han d'Islande
  Ruy Blas
  Quatrevingt-treize
  Le théâtre en liberté
  Mille francs de récompense
  L'intervention
  Han d'Islande

Victor Hugo, né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris, est un poète, dramaturge et prosateur romantique considéré comme l’un des plus importants écrivains de langue française. Il est aussi une personnalité politique et un intellectuel engagé qui a compté dans l’Histoire du XIXe siècle.
(Wikipédia)

Sa biographie en bande dessinée ici.

Judith Perrignon a fait de sa mort le sujet de son roman "Hugo vient de mourir".

Le dernier jour d’un condamné - Victor Hugo

Plaidoirie
Note :

   La puissance de feu de Victor Hugo au service de la cause abolitionniste de la peine de mort. Limite du genre ; on juge un peu selon ses convictions. On va abonder à la moindre trouvaille si l’on est abolitionniste, on va chercher la bébête si l’on est partisan de la peine de mort.
   Ce texte n’en reste pas moins extrêmement puissant. Il m’a fait penser par les sensations d’enfermement qu’il génère (c’est le condamné qui raconte le dernier jour) et de retour sur soi constant à « L’étranger » de Camus.
   
   On n’est pas dans l’absolu, dans des considérations éthérées et fumeuses. On est le condamné qui attend entre ses quatre murs une improbable grâce et l’heure de monter à l’échafaud. Et l’heure se rapprochant, la volonté du condamné s’émousse, son sang s’échauffe et ses idées se dispersent. C’est poignant, plein de vérités et comme de juste, finement imaginé. Imaginé, et pas observé. On ne saura pas quel fût le crime de ce condamné.
   
   On assiste à sa mort anticipée quand sa fille, qu’on lui a amenée juste avant l’exécution ne le reconnaît pas puisqu’on lui a dit que son père était mort. L’exécution sociale avant la capitale. On devient fou avec lui quand le mouvement vers le lieu d’exécution s’engage. On est sensible à tout cela. Je doute pourtant que cela ait pu jouer un grand rôle dans le mouvement abolitionniste. D’autant que l’erreur judiciaire n’est pas ici de mise puisqu’on comprend tout de même qu’il y a eu crime.
   
   Beau texte néanmoins. Et pas un petit sujet !

critique par Tistou




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