Lecture / Ecriture
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Quand les dames sortent pour danser de Elmore Leonard

Elmore Leonard
  Les fantômes de Detroit
  Viva Cuba libre
  Quand les dames sortent pour danser
  Dieu reconnaitra les siens
  Zigzag Movie
  Tishomingo blues
  Hitler’s day

Elmore John Leonard Jr est un romancier et scénariste américain né en 1925 à La Nouvelle-Orléans et décédé le 20 août 2013 à Detroit.

Il a obtenu le National Book Award 2012 pour l'ensemble de son œuvre.

Quand les dames sortent pour danser - Elmore Leonard

Les maris trinquent!
Note :

   Elmore Leonard est né le 11 octobre 1925 à la Nouvelle-Orleans.
   Scénariste pour le cinéma, celui que l'on surnomme "Dutch" est un auteur de série noire, mais également un auteur de livres pour la jeunesse. C'est ma première lecture de cet auteur, et comme souvent je commence par un recueil de nouvelles, neuf pour être précis. Ce livre date de 2003.
   
   Commençons par "Étincelles" dans laquelle un ancien policier, devenu enquêteur pour une compagnie d'assurances, tente de savoir si la jeune veuve dont la somptueuse villa a brûlé est impliquée dans cet incendie. La dite veuve est belle, avoue plusieurs aventures et est prête à tous les sacrifices. L'inspecteur n'y verra-t-il que du feu ou alors trente-six chandelles?
   Une leçon d'optimisme dans "Traîner au Buena Vista" où un homme et une femme, condamnés par la médecine, boivent de la vodka ensemble, flirtent, parlent d'avenir et d'amour. Un petit bijou sur quatre pages!Dans la nouvelle qui donne son titre au recueil, quand vous vous prénommez Lourdes et que vous êtes colombienne et mariée par correspondance, ce n'est pas facile à vivre. Si en plus votre mari est retrouvé mort, coulé dans le béton et les mains liées dans le dos, vous ne passez pas forcément pour une sainte.
   Dans "Mineurs", deux anciennes connaissances s'affrontent. L'un Boyd Crowder est un repris de justice, ancien du Vietnam et commandant d'un groupe de néo nazis de l'Est du Kentucky. Le second Raylan Givens est marshal adjoint, les années ont passé, mais leurs routes convergent l'une vers l'autre. Mettez une femme au milieu et on obtient une histoire hallucinante. Avec quelques morts qui ne sont pas trop nombreux dans ce livre.
   Question de racisme dans "Vive le capitaine Early"; de femme tatouée dans "La femme tonto"; de rodéo et de mort dans "Tenkillers". Mais surtout Leonard nous parle des paumés de l'Amérique.
   
   De la veuve usant de son charme au pseudo ancienne gloire du base-ball qui joue un travail sur quatre lancers contre son peut-être futur employeur, des personnages étranges sont les héros involontaires de certaines nouvelles. Une femme accepte l'aide d'une autre pour se débarrasser de son mari, puis se retrouve encore plus embarrassée qu'avant. Il n'est pas toujours évident de cacher son travail à son amant, quand vous travaillez dans la police, et quand l'amant en question n'est pas très net.
   
   Comme pour toute bonne nouvelle, une écriture incisive, allant droit au but. Toutes ces histoires ont leurs charmes, pourtant j'ai un faible pour "Chickasaw Charlie" et aussi "Mineurs". Mais pour l'espoir, j'adore "Traîner au Buena Vista".
   
   A la fin de ce livre, je me dis que j'aime bien les recueils de nouvelles quand ils sont de qualité.
   
   
   Extraits :
   
   - Il lui dit que si, en fait, c'était la première et la seule fois où il était allé voir ailleurs.
   
   - Certaines ne sont pas mal, mais elles ont toutes des gros derrières. Vous avez remarqué?
   
   - J'ai l'impression que Ronald Reagan leur manque.
   
   - Quels talents? Tes talents de baratineur?
   
   - Une femme qui n'entretenait pas sa maison, on la marquait, on lui griffait les bras et les jambes avec des dents de serpents séchés.
   
   - J'ai vu ça dans un film avec Steve McQueen.
   
   - Pour cette femme, cela va de soi: les Colombiens, tous des dealers.
   
   - Le balourd cédant la place à la brute.
   
   - Le pire, bon sang, c'étaient les pets bièreux des lendemains de cuite.
   
   - Je n'ai jamais tué personne pour prendre une vie, seulement pour sauver la mienne.
   

   
   Titre original: When the Women come out to Dance

critique par Eireann Yvon




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