Lecture / Ecriture
    Accueil     Lecture     Ecriture     Rencontres     Auteur du mois     Ce qu'ils en ont dit     Contacts    

Stupeur et tremblements de Amélie Nothomb

Amélie Nothomb
  Les combustibles
  Cosmétique de l'ennemi
  Les Catilinaires
  Robert des noms propres
  Antechrista
  Stupeur et tremblements
  Journal d’Hirondelle
  Acide Sulfurique
  Mercure
  Le sabotage amoureux
  Métaphysique des tubes
  Ni d’Eve ni d’Adam
  Le fait du Prince
  Une forme de vie
  Tuer le père
  Hygiène de l'assassin
  Le mystère par excellence
  Barbe bleue
  Attentat
  La nostalgie heureuse
  Pétronille
  Le voyage d’hiver
  Biographie de la faim
  Le crime du comte Neville
  Frappe-toi le cœur
  Riquet à la houppe

Amélie Nothomb est le nom de plume de Fabienne-Claire Nothomb, écrivaine belge francophone née en 1966 à Bruxelles. Fille d'ambassadeur, elle a passé son enfance en Asie et aux Etats Unis.
Auteur prolifique, elle a écrit de nombreux romans (traditionnellement un par an).

* Interview dans la rubrique "Rencontres"

Stupeur et tremblements - Amélie Nothomb

Entre humour et allégorie, la fluidité d’une écriture intuitive…
Note :

   Je ne connaissais pas Amélie Nothomb et en souffrait certainement. A tant en entendre parler, à tant être accablé de ses frasques télévisuelles entre régime de fruits pourris et névroses obsessionnelles plus ou moins empruntées. Passionné par le Japon depuis toujours, me voici plongeant dans cet opus qu’elle consacre à l’univers de l’entreprise nippone et me voici ayant pour tâche de rendre compte de cette expérience littéraire. Que de difficultés…
   
   Le personnage principal, une certaine belge nommée Amélie, se fait engager dans une grande compagnie japonaise, entreprise dans laquelle elle ne sera jamais intégrée, jamais acceptée, jamais à la hauteur de la plus simple, la plus rébarbative ou la plus dégradante des tâches. Car c’est une occidentale. Culture et matière grise inadaptée. L’auteur présente donc ce monde de l’entreprise si particulier de l’intérieur, se fend de nous démontrer à quel point ce personnage qui pourrait nous être si commun ne comprendra jamais le code moral et social auquel on lui demande de se plier.
   
   C’est une caricature, certainement assumée, portée par une écriture quasiment intuitive. Une écriture filée, les pages s’enchaînent comme au fil d’une plume ininterrompue que le lecteur n’a pas d’autre choix que de suivre. Mais elle se disperse tellement en digression et allégories trop improbables, mystiques… Une métaphysique de type éthylique qui, loin d’être désagréable, n’apporte que divertissement et se situe aux antipodes de l’analyse promise en quatrième de couverture.

critique par Kassineo




* * *