Lecture / Ecriture
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Viva Cuba libre de Elmore Leonard

Elmore Leonard
  Les fantômes de Detroit
  Viva Cuba libre
  Quand les dames sortent pour danser
  Dieu reconnaitra les siens
  Zigzag Movie
  Tishomingo blues
  Hitler’s day
  Connivence avec l’ennemi

Elmore John Leonard Jr est un romancier et scénariste américain né en 1925 à La Nouvelle-Orléans et décédé le 20 août 2013 à Detroit.

Il a obtenu le National Book Award 2012 pour l'ensemble de son œuvre.

Viva Cuba libre - Elmore Leonard

Cocktail d’aventures cubaines
Note :

   Pas le meilleur d’Elmore Leonard. Le « polariste » hyper doué pour les scénarios américains côte ouest (romans exploités par Tarentino et Soderbergh), scénarios généralement marqués par une bonne dose de dérision, sort, avec Viva Cuba libre, de l'épure classique.
   
   Nous sommes à la toute fin du 19ème siècle. L’Espagne est encore l’occupant à Cuba et les Américains vont déclarer la guerre alors qu’un mouvement rebelle parallèlement est en lutte. C’est dans ce contexte des plus troublés que Ben Tyler, cow boy- braqueur de banques, se laisse embarquer , pour gagner une poignée de dollars, dans une livraison louche de chevaux (et accessoirement d’armes) à Cuba. Les choses n’étant jamais simples avec Elmore Leonard, la situation initiale évoluera rapidement vers un duel avec un officier espagnol, la mort dudit officier, la prison, l’amour, l’aventure révolutionnaire, … , l’occasion pour E. Leonard pour glisser quelques opinions sur Cuba, le pays, les Américains et Cuba, les Espagnols, …
   
   C’est toutefois un tantinet décousu par moments et le roman donne parfois l’impression de ratés dans le moteur, au départ notamment. Pourtant l’histoire in fine est jolie, la «façon» de E. Leonard est bien là, cette écriture souple qui ne se prend pas au sérieux mais qui est un sacré beau vecteur de l’histoire, et ça reste agréable de lecture. Le genre de lecture difficile à interrompre. Peut être cela est-il dû à l’écriture d’E. Leonard très tournée vers le cinéma, la scénarisation ?
   
   « Zig Zag Movie » est certainement plus indiqué pour s’initier à E. Leonard, et d’autres romans plus représentatifs de l’atmosphère cubaine (Electre à la Havane, par exemple, de Leonardo Padura).

critique par Tistou




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