Lecture / Ecriture
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Un été en vêtements de deuil de Akira Yoshimura

Akira Yoshimura
  Naufrages
  La jeune fille suppliciée sur une étagère
  Le convoi de l'eau
  Un été en vêtements de deuil
  L’arc-en-ciel blanc
  Mourir pour la patrie

Akira Yoshimura est un écrivain japonais né en 1927 et décédé en 2006.
Plusieurs de ses romans ont été édités en français chez Actes Sud

Un été en vêtements de deuil - Akira Yoshimura

Infiniment cruel
Note :

   Kiyoshi est un jeune garçon très seul, orphelin, vivant dans la grande propriété de sa grand-mère, une vieille dame très riche qui ne s’occupe pas de lui et qui ne sort plus de son lit depuis la mort de son fils unique qu’elle a longtemps caché pendant la guerre sans qu’il ait jamais pu être découvert par les militaires qui le recherchaient. 
   
   Kiyoshi, lui, vit avec les domestiques et dort dans une soupente. Ses deux seules distractions viennent du cimetière où il enterre les petits animaux qu’il tue et des jeux avec Tokiko, sa petite voisine. Celle-ci vit avec ses parents très pauvres dans une masure qu’ils louent au fond du jardin Ce sont les seuls parents de la vieille femme et ils avouent ouvertement attendre sa mort et son héritage avec impatience. 
   
   Une nuit, Kiyoshi entendant un léger bruit surprend sa grand-mère dans le couloir, elle qui ne se déplace plus jamais. 
   
   Il va dès lors aller de surprise en surprise … et moi aussi qui ne m’attendais pas du tout à un dénouement aussi terrible!
   
   Comme souvent avec les écrivains japonais, tout semble si paisible au début : une nature agréable et bien entretenue, des personnages silencieux et bien éduqués, efficaces et affairés. Chacun à sa place. Tous jouant leur rôle sans protester mais que de secrets et de violence sous cette apparence si calme! Un beau jour, un petit écart, une faille légère, quelque chose qui sort de l’ordinaire et tout éclate, cruel, infiniment cruel et tragique car irrémédiable.
   Le temps d’un cri d’horreur et le calme apparent revient comme au début de l’histoire, comme si rien ne s’était passé. Voici les dernières phrases du récit.
   
   « Ici et là, les cigales recommençaient à striduler… Après la pluie,l’air était vivifiant… Tokiko, un léger sourire sur le visage, effaçait avec vivacité les replis de la natte. »
   
   J’ai aimé, beaucoup, bien que ce ne soit qu’une longue nouvelle. C’est très réussi: impossible d’ oublier la fin! 
   
   
   PS du postmaster : Renseignements bibliophiles :
   Nouvelle Inédite -Hors Commerce - récit inédit traduit par Rose-Marie Makino Fayolle - collection Babel, Actes Sud, 2010 - in 12 broché de 52 pages + 7 pages de catalogue Babel - tirage hors commerce pour diffusion publicitaire.

critique par Mango




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