Lecture / Ecriture
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Un week-end en famille de François Marchand

François Marchand
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  Un week-end en famille

Un week-end en famille - François Marchand

Court, mais drôle !
Note :

   Rentrée littéraire 2012
   
   "Une civilisation nouvelle se faisait jour. Elle aurait pour mot d'ordre une médiocrité de tous les instants. La seule solution serait de construire un barrage et d'engloutir la région."
   
   "Je venais de me marier avec Aurélie à Las Vegas, dans la foulée d'une perte monumentale au poker, en me disant qu'il valait mieux rassembler toutes les conneries possibles sur un seul jour."
   
Excessif le narrateur? Croyez-vous ! Et ce n'est que le début d'un Week-end en famille où il fera la connaissance de sa belle-famille et de la peu riante région de Samouse. Le vendredi, il est pourtant plein de bonne volonté, mais que voulez-vous, son beau-père et lui vivent sur deux planètes différentes et rapidement ce que les autres considèrent comme du cynisme et le héros comme "quelques saillies de moraliste modéré" va se donner libre cours! Il aura beau gober des Zolpidem pour calmer le jeu, la situation va très rapidement partir en vrille et prendre des proportions cataclysmiques, avec un zeste de mysticisme dominical pour couronner le tout!
   
   Accrochez vos ceintures et dévorez illico ce roman, à la croisée de "Fantasia chez les ploucs" et de "Delivrance", qui brise "les idoles les plus sacrées" à savoir la maison et la voiture, et de manière générale s'en prend à "tout ce qui fait de l 'homme moderne un esclave aux mains des usuriers." Un jeu de massacre totalement politiquement incorrect (et donc jubilatoire), le tout en baguenaudant à Andouillé, Carbonnat-les-Cayrouses ou Barais-Bussoles, des noms de localité plus vrais que nature!
   
   De plus, le décalage entre le récit imposé au lecteur par le narrateur et les fragments de réalité qui parviennent à surnager est totalement hilarant et l'on ne peut lâcher ce roman qui dézingue à tout va!
   
   François Marchand confirme ici son talent de manière magistrale!
   
   112 pages qui dépotent !

critique par Cathulu




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