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Les Fantômes des Victoriens de Collectif

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Les Fantômes des Victoriens - Collectif

Onze auteurs en quête de spectres
Note :

   Je crois que je compte vous parler de ce livre depuis 2010, mais longtemps il a résisté! Il faut dire qu'une nouvelle de Dickens m'a donné du fil à retordre l'an dernier et m'a fait passer l'envie de poursuivre ma promenade en territoire victorien. Mais cette année, j'ai opté pour une stratégie de repli visiblement hautement efficace puisque, aujourd'hui, pour mon plus grand bonheur, j'arrive enfin à vous parler du recueil "Les Fantômes des Victoriens" publié par les excellentes éditions José Corti (qui comme Phébus ont le don d'exhumer de vrais petits bijoux).
   
   Beaucoup de grands écrivains victoriens dans ce recueil, mais aussi quelques-uns que je ne connaissais que vaguement de nom, encore moins de réputation. Cela donne une suite de nouvelles très variées, pour tous les goûts !
   
   Wilkie Collins, "Neuf heures !" :
   pendant la révolution française, des hommes attendant leur exécution dans une prison festoient pour la dernière fois et s'interrogent sur l'heure à laquelle ils approcheront de la guillotine. L'un d'eux confie à un autre qu'il sait qu'il mourra à neuf heures le matin... et c'est bien ce qui arrivera. Une nouvelle concise qui frappe l'esprit (la preuve c'est que j'en parle un an après sa lecture et que je garde encore le souvenir d'un texte glaçant et très précis).
   
   Charles Dickens, "Le Fantôme dans la Chambre de la Mariée" :
   un mari attend avec impatience le décès de sa femme et lui intime de mourir... j'avais lu ce texte l'an dernier mais il ne m'avait pas vraiment plu à l'époque et je n'ai pas eu envie de le relire. Tant pis!
   
   Patrick Kennedy, "Les Fantômes et la partie de Football" :
   un fantôme cherche à réparer ses erreurs passées mais lorsqu'il propose une partie de foot à ses hôtes ceux-ci sont bien incapables de lui adresser la parole. Difficile dans ce cas de passer le message!
   
   Anonyme, "Le Spectre de la Visiteuse" :
   
un jeune homme à la vie dissolue vient mourir chez ses parents. Dans la pièce isolée et lugubre qu'il occupe, une étrange femme apparaît chaque nuit, causant au mourant un profond trouble... son comportement scandaleux semblerait l'avoir rattrapé.
   
   Joseph Sheridan Le Fanu, "Le Fantôme et le Rebouteux" :
   
Ce n'est pas le meilleur Le Fanu mais malgré tout cette nouvelle est bien sympathique. Un rebouteux est forcé de passer la nuit dans un château réputé hanté. On s'en doute, le redouté fantôme sortira de son tableau pour venir taquiner notre héros... A noter que le récit débute par une parenthèse historique ; autrefois, certains Irlandais pensaient que la dernière personne enterrée dans un lieu était obligée d'aller chercher de l'eau pour tous les autres habitants des lieux, pour étancher leur terrible soif ; par conséquent si deux enterrements se suivaient les cortèges faisaient la course pour mettre en terre leur mort en premier, au point d'aller jusqu'à jeter le cercueil par dessus le mur pour éviter de faire un détour par le portail!
   
   Sir Arthur Conan Doyle, "Comment c'est arrivé" :
   
un accident de voiture qui se finit mal (très court mais très bien mené).
   
   Vincent O' Sullivan, "Quand j'étais mort" :
   
Un jeune homme décède et se retrouve fantôme dans sa propre maison, incapable de se faire entendre de ses domestiques affolés ou éplorés selon les cas.
   
   Bernard Capes, "La Maison qui s'est évanouie" :
   
Dans le froid des musiciens gelés décident de jouer pour se réchauffer. Apparaît alors une maison et une jeune femme leur propose une étrange boisson... mais mieux vaudrait s'abstenir!
   
   Arthur Quiller-Couch, "La Chance du Laird" :
   
une nouvelle un peu plus longue, à la construction classique mais efficace. Un jeune homme tombé pendant les guerres napoléoniennes fait l'objet de mémoires et d'une étrange histoire. Juste avant sa mort on l'a soupçonné de tricher aux cartes (et comme au XIXe on ne plaisantait pas avec ça c'est son honneur qui est mis en cause, une affaire qui devait briser sa carrière et sa vie, voire se solder par un duel!). Vous vous en doutez bien, c'est un petit lutin qui a fait le coup! J'ai beaucoup aimé le coup classique du Victorien sérieux et respectable (ici dans l'armée qui plus est) capable de gober avec facilité toutes les histoires de fantômes les plus abracadabrantes... c'est ça qui fait le charme de l'époque!
   
   George Moore, "Un Théâtre dans la Lande" :
   
aussitôt lu, aussitôt oublié, c'est fâcheux! J'ai été assez réfractaire au style, d'où un intérêt modéré pour le contenu. A la campagne, une mère règle de façon expéditive l'accouchement honteux de sa fille, dont l'enfant hantera la lande.
   
   E.M. Forster, "L'Omnibus Céleste" :
   
un omnibus conduit par d'illustres cochers (tel Dante) amène ses occupants dans un au-delà merveilleux... mais tout le monde n'en revient pas indemne. Une histoire qui relève davantage du merveilleux que de l'épouvante, malgré une fin pour le moins sombre.
   
   Un très bon recueil, certaines nouvelles m'ont davantage plu que d'autres mais avec autant d'auteurs et d'approches différentes, ce n'est pas étonnant! Chaudement recommandé pour les arrêts en territoire maléfique!

critique par Lou




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