Lecture / Ecriture
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Barbe bleue de Amélie Nothomb

Amélie Nothomb
  Les combustibles
  Cosmétique de l'ennemi
  Les Catilinaires
  Robert des noms propres
  Antechrista
  Stupeur et tremblements
  Journal d’Hirondelle
  Acide Sulfurique
  Mercure
  Le sabotage amoureux
  Métaphysique des tubes
  Ni d’Eve ni d’Adam
  Le fait du Prince
  Une forme de vie
  Tuer le père
  Hygiène de l'assassin
  Le mystère par excellence
  Barbe bleue
  Attentat
  La nostalgie heureuse
  Pétronille
  Le voyage d’hiver
  Biographie de la faim
  Le crime du comte Neville
  Frappe-toi le cœur

Amélie Nothomb est le nom de plume de Fabienne-Claire Nothomb, écrivaine belge francophone née en 1966 à Bruxelles. Fille d'ambassadeur, elle a passé son enfance en Asie et aux Etats Unis.
Auteur prolifique, elle a écrit de nombreux romans (traditionnellement un par an).

* Interview dans la rubrique "Rencontres"

Barbe bleue - Amélie Nothomb

Encore! Encore!
Note :

   Rentrée littéraire 2012
   
   J’annonce d’emblée la couleur: j’aime Amélie Nothomb.
   
   Pas tous ses livres, pas tous les ans, pas systématiquement mais elle m’intéresse et m’intrigue suffisamment pour que je guette sa production à chaque rentrée d’automne comme une bonne ménagère espère l’arrivée précoce des premiers primeurs printaniers.
   
   Je ne lui fais qu'un seul reproche: ses romans se lisent trop vite! Ce dernier plus que les autres! Charles Perrault revisité. Barbe bleue modernisé. Un huis-clos parisien dans un hôtel de maître du VIIe arrondissement. Un face à face dînatoire quotidien entre un Grand d'Espagne, don Elemirio qui ne sort jamais de chez lui depuis plus de vingt ans et Saturnine, jeune étudiante belge de l'école du Louvre, sa colocataire. Comme dans le conte, il a tué les précédentes qui avaient toutes enfreint l'interdiction de la pièce condamnée. Qu'en sera-t-il cette fois-ci?
   
   Ce roman, c’est un dessert mais qui se dévore plus qu'il ne se déguste! Lu en moins de deux heures, d’une traite, et sourire aux lèvres.
   Ensuite? Une brusque envie de champagne mais des meilleurs, servi dans une flûte en cristal de Tolède! Olé! Du Laurent-Perrier du premier repas, accompagnant un Saint Honoré fait maison par le maître des lieux, (le fameux Barbe bleue!) à la sublime bouteille de Krug-Clos du Mesnil 1843, le champagne le plus cher du monde, c’est toute une symphonie de cette boisson qui nous est donnée ici!
   
   A livre bref, critique rapide! Je retiens trois couleurs:
   
   Le bleu, bien sûr: le mystère, le calme, l'énigme de l'homme, de ce duo improbable, de la tragédie qui se joue.
   
   Le rouge, à l'opposé: le sang, les meurtres, les crimes, l'horreur, la folie...
   
   L'Or enfin: l'instant suprême quand il brille, le summum, l'apothéose, la métamorphose, l'alchimie.
   
   C'est brillant. La fin me plaît. Merci Amélie. Encore! Encore! A l'année prochaine! Et peut-être pour bientôt la pièce de théâtre tirée de ce récit à base de dialogues qui s'y prêtent si bien!
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critique par Mango




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Joutes verbales
Note :

   Saturnine répond à une étrange annonce pour sous-louer une chambre dans un immense appartement parisien. En attendant de rencontrer le maître des lieux, elle apprend que toutes les jeunes femmes qui ont habité sous le même toit que lui ont étrangement disparu. Peu impressionnée et impressionnable, Saturnine ne se défile pas et conquiert l'insaisissable comte d'origine espagnole qui vit en ermite, entouré seulement par ses domestiques et nourri au Dom Pérignon et au caviar. Chaque soir, ils se retrouvent au souper et la jeune fille cherche à percer son mystère, sans risquer de figurer à son tableau de chasse.
   
    Bref, c'est dit. C'est un Amélie Nothomb parmi d'autres, c'est à la fois vif, brillant et éloquent. Les échanges voire les joutes verbales entre les protagonistes sont pleines de références culturelles et littéraires, elle fait honneur au conte de Perrault qu'elle revisite à la lumière de notre époque. Oui mais. Comme pas mal de romans signés par Amélie Nothomb, (et il y en a, pas moins de 1 par an depuis 20 ans!) je trouve que c'est froid et aseptisé. Ses personnages manquent de rondeur, tout se joue dans le dialogue, comme une pièce de théâtre. J'aimerais qu'elle se mette plus à nue, elle a surement plus à mettre sur la table.
   
    Je ne suis pas très loquace ce soir, juste envie d'aller me réfugier sous la couette …

critique par La Dame




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