Lecture / Ecriture
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Rien ne vaut la douceur du foyer de Mary Higgins Clark

Mary Higgins Clark
  Une seconde chance
  Rien ne vaut la douceur du foyer
  Le fantôme de Lady Margaret
  Une si longue nuit
  La nuit est mon royaume
  La nuit du Renard

Mary Higgins Clark est une écrivaine américaine de romans policiers, née en 1927 à New York.

Rien ne vaut la douceur du foyer - Mary Higgins Clark

Trompeuse la douceur.
Note :

   A dix ans, Lizza Barton a tué sa mère d’un coup de pistolet en tentant de la défendre des coups du beau-père et nouveau mari. Drame dans le genre peu banal. L’enfant parvient à se reconstruire et sous l’identité de Celia
   
   Nolan aborde la vie de meilleure façon puisqu’elle est riche, est respectée pour son talent de décoratrice, et a un fils et un mari qu’elle adore.
   
   Mais voila, à titre de surprise d’anniversaire, le mari la ramène dans la maison où s’est déroulé le drame, il lui achète en effet la maison sans lui en toucher mot. Précisons que le mari ignorait le passé de sa femme.
   
   Vous y croyez vous à ce genre de coïncidences ? Non, et vous aurez raison. La suite le démontrera …
   
   Honnête polar dans la tradition des Higgins Clark. Toujours ce côté agaçant de placer délibérément ses personnages dans un environnement de richesse, de célébrité, … (N’y aurait-il point de pauvres aux Etats-Unis ?)
   
   Ce retour d’un passé inquiétant dans un présent devenu lumineux est une grande récurrence chez Higgins Clark. C’est dans les vieux pots …
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critique par Tistou




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La Méthode Mary Higgins Clark
Note :

   Il y a quelques années, après une cure intensive de Mary Higgins Clark , je m'étais dis: "Plus jamais ça". Au bout de 4 ou 5 romans, j'ouvrais le livre, lisais quelques pages, et étais déjà à même de deviner la fin: j'avais trouvé ce que j'appelais alors la "Méthode Mary Higgins Clark" ou "Comment écrire un roman policier populaire".
   
   Pour cela il vous faut:
   - une héroïne jeune (une trentaine d'années), jolie, très classe, intelligente, forte et sensible à la fois;
   - un milieu plutôt aisé, bourgeois + de la célébrité (avocat/journaliste/photographe/décorateur connu);
   - un méchant très méchant qui en veut à la jolie jeune femme, même si on ne sait pas trop pourquoi;
   - un soupirant/concubain/mari: l'homme fort, attentif, aux petits soins
   - un 2ème soupirant, moins présent, mais vraiment sous le charme de la damoiselle en détresse
   - quelques meurtres, des menaces (lettres, téléphone...), une irruption du passé (malheureux of course) dans un présent devenu paisible
   - Facultatif: un enfant d'une dizaine d'année, espiègle, issu d'un 1er mariage
   
   Voilà. Donc, quand j'ouvrais un nouveau MHC (pardonnez moi l'abréviation), il me suffisais de remettre chaque personnage dans sa case, et hop! j'avais le coupable.
   
   "Pourquoi donc as-tu relu un MHC?" allez vous me demander.
   Tout simplement car je ne savais pas quoi lire. J'avais envie de changer un peu de registre, de sortir des romans "sentimentaux et intimistes" comme me l'a dit quelqu'un... "Rien ne vaut la douceur du foyer" traînait alors sur une pile de livres achetés par ma mère. J'ai hésitée et me suis dis "allez, pourquoi pas? peut-être aura-t-elle rompu avec sa "Méthode". Déjà, le roman était écrit à la première personne. Le crime semblait commis par l'héroïne elle même. Hum... De la nouveauté en perspective?
   
   Et bien, non. Pour l'originalité, on repassera. Le dénouement est (désespérément) prévisible, l'héroïne toujours aussi belle, intelligente, riche. Le môme est présent, l'irruption du passé aussi. M'enfin, il y a un truc que j'avais oublié: c'est que MHC sait vraiment entortiller son lecteur. Malgré l'aspect "on reprend les mêmes et on recommence", malgré la fin cousue de fil blanc, je me suis laissé attraper. J'avoue: une fois dedans, j'ai voulu vite, très vite, savoir comment cela allait vraiment finir (on sait jamais, hein, des fois qu'il y ait une surprise à la fin...un imprévu.-Même pas en plus). Et comme ça se lit vite, hop, en une journée c'était bouclé.
   
   En gros, pour résumer ce très long billet (sorry): si c'est votre premier MHC, foncez, c'est un bon moment, divertissant, dont la fin vous surprendra sûrement (si si, la 1ère fois ça surprend).
   Par contre, si vous connaissez l'auteur, plusieurs cas de figure:
   - soit vous être fan, dans ce cas là, foncez aussi, cela ne vous décevra pas, vu que c'est dans la lignée des opus précédents.
   - soit vous avez compris le système et en êtes blasé. A ce moment, pas la peine d'investir...à moins que vous ne vouliez un Harlequin-policier pour vous vider la tête.

critique par Morwenna




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